Le président nigérian Goodluck Jonathan a condamné samedi les attaques de Boko Haram et d'autres groupes armés dans le monde, en assurant qu'elles n'avaient «aucun fondement religieux».
«Ce qui se passe en ce moment dans le monde entier n'a aucun fondement religieux. Hier, un humanitaire britannique a été massacré par l'Etat islamique, et cela n'a rien de musulman», a accusé M. Jonathan devant des dignitaires musulmans en visite après les prières de l'Aïd al-Adha.
«Le massacre par Boko Haram d'enfants innocents et de femmes sur les marchés, dans les mosquées, dans les écoles, n'a rien à voir avec la religion», a accusé M. Jonathan.
Le président nigérian a appelé à prier pour le pardon de ceux qui commettent ces actes contraires à la religion.
Les Etats de Yobe et de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ont interdit vendredi à leurs habitants de voyager pendant toute la durée du week-end de l'Aïd afin de prévenir des attaques du groupe armé Boko Haram, empêchant les voyageurs de rejoindre leurs familles.
Yobe et Borno, les régions les plus fréquemment prises pour cibles par Boko Haram, notamment pendant les grandes fêtes musulmanes, sont placé sous état d'urgence depuis plus d'un an, avec l'Etat voisin d'Adamawa.Le groupe armé Boko Haram mène depuis 2009 une sanglante insurrection armée dans le nord-est du Nigeria. Il a commis aussi de nombreux attentats dans les grandes villes du pays.