Le développement et la sécurité du Sahel sont au coeur d'un forum international des jeunes sur «la paix et la sécurité» qui se tient dans la capitale malienne Bamako.Ce forum, qui s'est ouvert mardi au Centre International de Conférence de Bamako sous la présidence du chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta, réunit quelque 300 jeunes africains avec pour but de maintenir la paix, la sécurité et le développement au Sahel.
Outre le président Keïta, le Premier ministre malien Moussa Mara, le ministre malien de la jeunesse et de la construction citoyenne, Mamadou Gouassou Diarra, le président du Parlement, Issaki Sidibé et plusieurs membres du gouvernement, ainsi que l'ambassadeur de l'Union européenne (UE), Richard Zink étaient également présents.
Cette rencontre, affirme-t-on à Bamako, se veut être «un moyen de dynamiser et de définir un cadre viable de coopération, de partenariat et d'engagement au profit des jeunes de l'espace sahélien qui sont les meilleurs messagers de l'intégration, de la paix, du dialogue et de la sécurité».Il s'agit notamment de promouvoir le dialogue et les échanges et d'impliquer davantage les jeunes dans les initiatives de paix et de développement.
«L'Afrique ne peut pas être une victime permanente de l'histoire, surtout quand elle est malicieusement écrite est subtilement orchestrée par d'autres», a affirmé le président du Conseil national de la Jeunesse du Mali (CNJ), Mohamed Salia Touré, un des initiateurs de ce forum, selon le site maliactu. Il a estimé que la paix et le développement dans la région du Sahel sont devenus un sujet indispensable, en soulignant que la jeunesse est une source «d'idées originales et d'énergie pour le développement de l'Afrique».
Cette rencontre qui s'étalera sur trois jours «permettra à la jeunesse via des ateliers et des échanges d'ouvrir des pistes, d'exprimer des idées, d'enrichir des propositions, et d'exposer des enjeux», a-t-il ajouté. Cette première édition du Forum international des jeunes a été initiée outre le Cnj, par l'Association nationale des jeunes économistes du Mali (Anjem), le Réseau des jeunes pour la paix au Mali (Ripm) et l'Alliance des générations démocratiques du Mali (Agdr).