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HISTOIRE DE L’ALGERIE : L’Emir Abdelkader, symbole de la conscience révolutionnaire et modèle de la mise en pratique des concepts civilisationnels (séminaire)

Publié par DK NEWS le 28-02-2024, 14h47 | 39
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Les participants à un forum national intitulé "L’émir Abdelkader El Djazaïri et l’éclosion intellectuelle et littéraire", ouvert mardi à Constantine, ont souligné que ce leader politico-militaire, fondateur de l’Etat algérien moderne, est "un symbole de la conscience révolutionnaire et un modèle pour la mise en pratique des concepts civilisationnels".   

Au cours de cette rencontre, organisée à l’université des sciences islamiques Emir-Abdelkader, les différents intervenants ont mis en exergue "le discours de tolérance et de dialogue civilisé de l’Emir, en son temps, alors que nous subissons, aujourd’hui, une nouvelle guerre contre les valeurs et les composantes civilisationnelles".

Au cours d’une allocution prononcée à l’ouverture de la rencontre, le recteur de l’université hôte, le Dr Saïd Derradji, a souligné que la nation algérienne est "immortelle grâce à ses érudits et ses dirigeants qui ont transcendé les frontières de leurs pays avec fermeté, sagesse, clarté de leurs positions et excellence dans leur créativité, leurs idées et leurs convictions, à l’image de l’Emir Abdelkader qui a contribué à dessiner les traits de ce pays et a établi les vrais principes de la conscience révolutionnaire et de la lutte pour la liberté, incarnant, en fait, les concepts d’humanité et de civilisation".

Souad Basnassi, de l’université d’Oran, a abordé, dans une communication sur "Les positions humanitaires de l’Emir Abdelkader dans une perspective moderniste" la question des "prisonnières françaises qu’il avait fait libérer", et souligné, à ce propos, que ce "leader politique et militaire était profondément pénétré de justice et avait pour souci d’humaniser la guerre, de préserver la dignité, la vie, en respectant la religion et les croyances des prisonniers".

Pour sa part, le romancier Azzedine Djellaoudji, lauréat du prix Katara du roman arabe pour son livre "l’étreinte des vipères" (qui traitait du personnage de l’Emir), a déclaré que "nous vivions aujourd’hui à une époque où de nombreux ennemis se battent contre nous, militairement et culturellement, en s’appuyant principalement sur la falsification, et en remettant en question les symboles de notre souveraineté nationale". Il a ajouté que nous "bénéficions encore beaucoup de l’Emir Abdelkader, longtemps après sa mort, car il représente un héritage de pensée, de lutte et de politique".

Pour sa part, le Dr. Fatiha Ghezzal, présidente du Comité scientifique du séminaire, a précisé que cette rencontre avait pour but de "clarifier les aspects religieux, cognitif et militant de la personnalité de l’Emir Abdelkader" et "mettre en évidence l’écho de sa présence et son impact sur l’inspiration des chercheurs et des historiens", en plus "d’enquêter sur l’image de l’Emir dans l’imaginaire poétique et narratif".

Ce séminaire national, qui voit la participation d’enseignants des universités d’Oran, de Biskra, de Constantine, d’El Tarf, de Tizi Ouzou et de Sétif, débattra pendant deux jours de la personnalité de l’Emir Abdelkader El Djazaïri dans ses dimensions nationale, internationale, politique, humanitaire et intellectuelle pour révéler sa spécificité et ses effets que reflètent ses contributions intellectuelles, littéraires et religieuses. 

                                 Les manifestations du 27 février 1962 ont mis  en échec le projet de la France coloniale visant à diviser l'Algérie (Rebiga)  

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Laïd Rebiga a affirmé, mardi à Alger, que les manifestations des habitants de la région de Ouargla, le 27 février 1962 "ont mis en échec" le projet de la France coloniale visant à séparer le Sahara Algérien du reste du territoire national.

Dans son allocution lors d'une conférence commémorant cet anniversaire, le ministre a précisé que les habitants de Ouargla "se sont soulevés, en réponse à l'appel des dirigeants de la Révolution, à manifester le 27 février 1962, contre l'occupation française et ont mis en échec son projet visant à diviser l'Algérie en séparant le Sahara du reste du territoire national pour en piller les richesses". Les manifestations ont contribué "à mettre à nu la propagande coloniale" et représentaient "une réponse claire quant à la question du Sahara qui a provoqué l'arrêt des négociations entre le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et l'administration coloniale", a ajouté le ministre.

Cet évènement historique se voulait "un référendum populaire pour la fidélité à l'union nationale visant à étouffer définitivement le projet séparatiste colonial", a ajouté le ministre, estimant que la réaction des manifestants avait "balisé le terrain à la partie algérienne lors des négociations d'Evian pour camper sur leur position immuable concernant l'intégrité territoriale".

Ces manifestations étaient également une réponse à la France coloniale affirmant que le FLN était le seul représentant du peuple algérien comme prévu dans la Déclaration du 1er Novembre 1954, a souligné M. Rebiga.

Le ministre des Moudjahidine a insisté, dans ce sillage, sur la nécessité de s'en tenir aux valeurs de l'unité et de la cohésion du peuple algérien pendant la Glorieuse guerre de libération afin d'ancrer l'appartenance nationale, barrer la route à ceux qui tentent de porter atteinte à la sécurité du pays et poursuivre le processus d'édification dans le cadre de l'Algérie nouvelle.

A cette occasion, deux conférences ont été données. La première sur les manifestations du 27 février 1962 et une autre sur le rôle de l'Algérie dans la consécration de la dimension africaine.   

                               Le soulèvement populaire du 27 février 1962 d’Ouargla a mis en échec  les desseins du colonisateur visant la partition du pays (chercheurs)  

Les manifestations populaires du 27 février 1962 dans la région d’Ouargla font partie des épopées menées dans le Sud algérien contre le colonialisme français, pour déjouer tous les desseins du colonisateur visant la séparation du Sahara du reste du territoire national, ont indiqué des chercheurs et historiens spécialistes de la Guerre de libération nationale.

Intervenant lors d'une conférence organisée à l'occasion de la commémoration du 62ème anniversaire de ces manifestations, le chercheur en histoire, Slimane Hakoum, a souligné que cette halte historique est commémorée pour rappeler "un acte de bravoure" du peuple algérien pour débusquer le colonisateur qui tentait d’étendre sa mainmise sur, aussi bien, les richesses naturelles du pays que sur la région sud qui constitue une partie intégrante du territoire national.

"Pour assouvir ses fins, le colonisateur français, a opté pour des formes différentes de répressions et d’horreur contre le paisible peuple. Toutefois, ses ignobles visées ont été mises en échec par le peuple algérien et sa volonté ardente d'arracher sa liberté et sa souveraineté, à travers ces manifestations", a-t-il expliqué.

Le chercheur Lezhari Abbaz, a affirmé, de son côté, que dans sa quête de préserver son occupation du sud, le colonialisme a versé dans le complot, afin de "séparer cette partie du territoire du reste du pays, à travers une série de mesures, dont le lancement en 1957 de son projet malveillant de création de ministères spéciaux pour le Sahara".

"Les objectifs du plan du colonisateur ne pouvaient être matérialisés, face au haut niveau de conscience du peuple et les intenses activités menées par le Front de libération nationale dans la région, notamment à travers les passages d’acheminement d'armes, étant la base-arrière de la Révolution", a encore estimé l’intervenant.

Le Moudjahid Abdelkader Touahir, ayant pris part à ces manifestations historiques, a fait savoir, pour sa part, que "les soulèvements du 27 février 1962 ont été l'expression du rejet catégorique de la propagande fallacieuse du colonialisme français et une réponse explicite et décisive aux allégations colportées à l’encontre de la population locale".

A rappeler que les manifestations avaient commencé au lieu dit "Souk El-H'tab" (marché aux bois), situé au centre-ville d’Ouargla, et ce, en réponse au mot d’ordre lancé par un des officiers de l’Armée de libération nationale (ALN) appelant les notables, les Chouyoukh de la région, et les responsables d’une quinzaine de conseils activant sous les ordres du Commandement de l'ALN, de sortir dans la rue et d'organiser des marches appelant à l'indépendance du pays. Les manifestants ont entamé leur marche de protestation et de refus de la politique coloniale, en scandant des slogans hostiles à la colonisation.

Ils ont crié à la gloire de l’Algérie, contre la division et la séparation de la région Sud du reste du pays.

Le colonialisme n'avait pas hésité à utiliser la force militaire, en initiant une répression féroce ayant provoqué la mort de cinq manifestants, en plus de nombreux blessés, selon les animateurs de cette conférence.

L’impact et l’écho de ces manifestations d’Ouargla se sont répandus dans d’autres régions du Sud du pays où des actions anticoloniales similaires ont éclaté les 07 et 13 mars dans les régions de Touggourt et Menaguar.  

                                      Commémoration de  la libération de la ville d’Oran: l’importance d’intensifier les études historiques et littéraires sur l’occupation espagnole soulignée (chercheurs)

 

 Des chercheurs ayant pris part à une rencontre organisée, mardi au Musée national "Ahmed Zabana" d’Oran, à l’occasion du 232ème anniversaire de la libération de la ville d’Oran de l’occupation espagnole, ont mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les études historiques et littéraires en lien avec la période de l’occupation espagnole de la ville d’Oran, dans le but d’enrichir la documentation relative à cette séquence de l’histoire du pays. Dans ce cadre, Hanifi Hellaili, enseignant à l’université de Sidi Bel Abbes, a indiqué lors de cette rencontre ayant pour thème "l’occupation espagnole en Algérie (1505-1792) dans les écrits littéraires et historiques", que "les études historiographiques relative à l’occupation d’Oran par les Espagnols sont peu nombreuses, d’où la nécessité d’intensifier les recherches et les études en rapport avec cette période de l’histoire nationale et celle de la ville d’Oran, dont la libération de l’occupation espagnole est intervenue le 27 février 1792".

Dans ce contexte, M. Hellaili a fait observer que l’historien et membre de l’Association des Ulémas algériens, Toufik El Madani, est le premier historien, après l’indépendance du pays, à avoir consacré une étude sur l’occupation de la ville d’Oran et de Mers El Kebir dans un ouvrage intitulé "La Guerre des trois-cents ans entre l’Algérie et l’Espagne".

L’académicien, spécialiste de l’histoire moderne et contemporaine, a rappelé que "durant la colonisation française, plusieurs études consacrées au thème de l’occupation espagnole de la ville d’Oran et de Mers El Kebir ont été éditées dans la Revue africaine et dans les publications de la Société de géographie de la ville d’Oran".

Il a également cité d’autres écrits à l’initiative d’auteurs arabes qui ont documenté cette période de l’histoire de la ville, à travers des manuscrits rapportées par le défunt historien Abou El Kacem Saadallah.

De son côté, la chercheure Leïla Kouaki, du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) a axé son intervention sur les sources littéraires, estimant qu’elles constituent des documents historiques à la base de l’historiographie de l’occupation espagnole de la ville d’Oran, jusqu’à sa libération.

Elle a cité dans ce cadre l’ouvrage "Touloue Saâd Essouôud" de Benaouda El-Mazari, qui a fortement contribué à documenter cette période et celle de la présence ottomane.

Par ailleurs, d’autres thèmes ont été abordés, lors de cette rencontre, organisée par le CRASC en collaboration avec le Musée national Ahmed-Zabana, notamment "le rôle des taleb dans la libération d’Oran" et "Oran dans les écrits de Cervantès".

Il est à souligner que cette rencontre scientifique s’inscrit dans le cadre de deux projets de recherche axés sur le thème des écrits relatifs à l’occupation de l’Algérie et de la ville d’Oran entre les 16ème et le 18ème siècle.

A l'occasion de la célébration de la libération de la ville d'Oran de l'occupation espagnole, une exposition de peintures de l'artiste plasticien Kalouza Mohamed El Amine a été organisée, mettant en valeur les monuments historiques et archéologiques de la capitale de l'Ouest du pays, en plus d’honorer une femme, qui a fait un don au musée "Ahmed Zabana" d’un ancien costume traditionnel, "caftan", pour enrichir la collection exposée au département d'ethnographie.

 

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