La stratégie élaborée par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, à Addis Abeba, au profit des pays du Sahel, amis en exergue le «lien étroit» existant entre la stabilité et le développement, estimant que la présence de l'un «renforçait l'autre et son absence causait la fragilité de l'autre».
Dans ce cadre, le soutien à la collaboration entre les pays de la région sur des projets d'infrastructures et de développement, l'insertion socioéconomique des jeunes et des femmes, le développement agricole et pastoral et le soutien à la résilience des populations, sont qualifiés de «prioritaires».
A cet égard, le document a préconisé de faire l'inventaire des projets de développement dans la région et faciliter leur mise en œuvre, d'entreprendre des travaux de réflexion sur les opportunités de coopération régionale en matière de développement d'infrastructures communes et faire un état des lieux dans ce domaine.
Il est également recommandé de «mener des consultations auprès des pays de la région pour leur faire comprendre les opportunités de coopération régionale qui existent et les encourager à en profiter pour monter des projets d'infrastructures communs».La stratégie appelle, en outre, à «contribuer aux travaux de réflexion et d'analyse sur les opportunités d'insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes dans les pays du Sahel, de promouvoir les programmes de service civique d'action au développement (SCAD) dans ces pays et aider à mobiliser les fonds pour les financer, notamment les écoles de métier et le développement de l'artisanat».
A propos du secteur agricole, il est préconisé de «contribuer à l'adoption et à la mise en œuvre de programmes et de projets susceptibles d'accélérer la croissance économique, d'appuyer les efforts nationaux et régionaux pour la préservation et la gestion durable des écosystèmes sahéliens, à travers notamment la préservation des équilibres dans l'interaction entre les activités humaines et les ressources naturelles disponibles».
La stratégie plaide aussi pour la mise en œuvre effective de l'initiative de «grande muraille verte pour la Sahara et le Sahel» de 2007 visant à lutter contre les impacts sociaux, économiques et environnementaux de la désertification dans la région en pour des actions en vue de soutenir la promotion et la modernisation de l'élevage.