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Aïd El Fitr : Le commerce des gâteaux traditionnels a le vent en poupe à Oran

Publié par Dknews le 27-07-2014, 16h57 | 851
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Les magasins de vente de gâteaux traditionnels enregistrent, à Oran, à la veille de l'Aïd El Fitr, une affluence notable de la part des clients qui viennent jusqu’à une heure avancée de la nuit acquérir toutes sortes de gâteaux pour garnir leur table.

En dépit des prix élevés pratiqués par ces commerces, l’engouement pour les gâteaux prêts est telle qu’il ne touche plus les travailleuses mais également les femmes au foyer. Ces dernières préfèrent les acheter plutôt que de les préparer elles-mêmes, avec toutes les incommodités qui en découlent, notamment en cette période de grandes chaleurs.

Une virée nocturne à travers les quartiers d’Oran a montré «l’étendue»de cette tendance qui prend l’allure d’un véritable phénomène. Rencontrée dans un magasin qui a pignon sur rue, au centre-ville d’Oran, Khadidja, fonctionnaire, reconnaît qu’elle ne prépare plus ses gâteaux, chez elle, depuis cinq années.

«Mes contraintes professionnelles m’empêchent de perpétuer les traditions qui ont fait partie de mon enfance et de ma jeunesse. Entre la préparation des repas du Ramadhan, l’éducation des enfants, je n’ai guère le temps à consacrer à la préparation des gâteaux», explique-t-elle, tout en regrettant l’ambiance qui règne traditionnellement dans chaque foyer, à la veille de la célébration de l’Aïd.

Farida, qui vient juste de convoler en justes noces, avoue ne connaître aucune recette de gâteaux, «même les plus basiques et les plus simples», dit-elle en souriant.  Pour elle, recourir à ces commerces lui permet de garnir sa tabler, accueillir dignement ses invités, notamment sa belle-famille, avec des «baklawa», «tcharak» et autres «makrout» sans perdre la face.

Cette jeune mariée reconnaît que les prix sont parfois exagérés. «Avons-nous le choix ? « s’interroge-t-elle avec résignation. Pour sa part, Amina, femme au foyer et mère de trois enfants, dit qu’elle n’était guère portée sur les préparations faites en dehors de la maison. Avant la naissance de ses jumeaux, elle s’adonnait avec plaisir à la préparation des gâteaux avec ses deux s£urs.

«C’était une ambiance particulière, conviviale et festive. Après la naissance des jumeaux depuis trois ans, ma vie n’est plus la même. Je ne dispose pas suffisamment de temps, alors je préfère acheter les gâteaux», précise-t-elle.

Une autre femme, Souad, a expliqué cette ruée pour les gâteaux proposés dans les commerces par les coûts. «Les frais sont pratiquement les mêmes, qu’on prépare ces gâteaux chez soi ou qu’on les achète ailleurs»,  ajoute-t-elle, estimant qu’acheter ce dont elle a besoin est une solution qui lui facilité la vie et lui évite une fatigue supplémentaire, notamment en cette période de fin du Ramadhan, généralement très éprouvante. Les commerçants versés dans ce créneau se frottent les mains.

Cette affluence particulière signifie une relance de leur activité et une augmentation de leurs chiffres d’affaires. Mahdjouba, une gérante d’un magasin situé à Hai «Akid Lotfi « avoue qu’elle consacre les dix derniers jours du Ramadhan, à préparer et à satisfaire les commandes, en recourant aux services de trois autres femmes pour l’aider à répondre à toutes les demandes. Côté prix,  la clientèle pense qu’ils sont néanmoins élevés.

A titre d’exemple  le kilo de «Baklawa» à base d’amande est cédé à 1.600 DA, alors que le prix du kilo de «Mkhabbaz» et «Makrout Ellouz» est fixé à 1.500 DA. Les gâteaux fabriqués à base de cacahuètes sont cédés à 1.000 DA le kilo.

Ces dépenses sont à ajouter à une longue liste des frais incontournables du ramadhan, qui rongent sévèrement le budget familial. 

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