Monde

Maroc : le procès de Maâti Monjib à nouveau renvoyé

Publié par DK NEWS le 01-10-2021, 14h22 | 17
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Le procès en appel de l'historien marocain et défenseur des droits humains Maâti Monjib, un cas qui mobilise des ONG au Maroc et au-delà, a de nouveau été renvoyé jeudi, a annoncé l'accusé.

"Le procès a été reporté immédiatement car la cour n'a pas pu convoquer l'ensemble des accusés", a déclaré Maâti Monjib, qui est en liberté provisoire. La nouvelle audience aura lieu le 2 décembre.

L'intellectuel, poursuivi pour "fraude" et "atteinte à la sécurité de l'Etat", a été condamné fin janvier à un an de prison ferme au terme d'un procès ouvert en 2015 et nombre de fois reporté.

Ses avocats et son comité de soutien ont critiqué cette sentence, rendue en l'absence de l'accusé et sans convocation de sa défense.

Le défenseur des droits humais est accusé de malversations dans la gestion d'un centre qu'il avait créé pour promouvoir notamment le journalisme d'investigation.

Des faits qu'il conteste tandis que les donateurs ayant financé ses activités ne se sont jamais plaints d'irrégularités.

Ce procès concerne aussi six autres journalistes et militants des droits humains marocains, condamnés en première instance à des peines allant de trois mois avec sursis à un an de prison ferme. Trois d'entre eux ont quitté le Maroc et obtenu l'asile politique en France et aux Pays-Bas.

Parallèlement, l'historien est sous le coup d'une enquête pour "blanchiment de capitaux", ce qui lui a valu trois mois de détention préventive avant que la liberté provisoire ne lui soit accordée fin mars, au terme de 19 jours de grève de la faim.

"Depuis ma sortie de prison, il n'y a pas de nouveau", a précisé M. Monjib.

Dans un communiqué diffusé mercredi, l'organisation internationale Reporters sans frontières a exhorté "les autorités marocaines à mettre fin à l'acharnement judiciaire dont il (M. Monjib) est victime depuis plusieurs années".

Son comité de soutien au Maroc a jugé mercredi que les poursuites engagées contre l'historien sont "dénuées de fondement et portent gravement atteinte aux droits de citoyenneté, notamment le droit à la liberté d'expression, d'organisation et à la sécurité judiciaire", d'après un communiqué.

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