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Ramadhan à Alger : Après la coupe du Monde, les veillées nocturnes se pousuivent à la Grande Poste

Publié par Dknews le 20-07-2014, 16h54 | 66
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L’écran géant installé à la Grande poste d’Alger s’offre une seconde vie : au moment où l'on s’attendait à son démantèlement après la fin de la coupe du monde de football, il a repris du service pour animer les soirées du mois de ramadhan avec la projection des classiques du cinéma algérien.

Après avoir permis à des milliers de personnes de suivre, à l’initiative de l’APC d’Alger centre, la quasi-totalité des matchs de la coupe du monde 2014, l’écran géant de la Grande poste est resté silencieux pendant deux jours, avant de reprendre ''du service'' pour la diffusion depuis mercredi des films-cultes algériens.

Les projections commencent à partir de 23h00. Auparavant le téléviseur géant retransmet, via la télévision nationale et depuis la mosquée Emir Abdelkader de Constantine, les prières jumelées d’El Icha et des «tarawih» (surérogatoires) à l’occasion du mois sacré de ramadhan.

Le public de la coupe du monde de football, les riverains en fait de la Grande Poste et les quartiers environnants, avait ainsi veillé mercredi au c£ur de la capitale en compagnie des inséparables inspecteur Tahar (le regretté Hadj Abderrahmane) et son «apprenti» (Yahia Benmabrouk) dans «Les vacances de l’inspecteur Tahar» (1973).

Mais la Grande poste a fait véritablement le plein dans la nuit de jeudi à vendredi lors de la diffusion du film ''Le clandestin'' (1989). Les trottoirs, les bordures et les gradins faisant face à l’écran géant étaient bondé de téléspectateurs, des jeunes dans leur majorité, venus accompagner, une fois de plus, le périple en plein ramadhan de «Taxi el makhfi» entre Bousaâda et Alger. Même la finale de la coupe du monde de football Allemagne-Argentine, vécue sur place, n’a pas connu plus grande affluence.

Entre les gradins et les trottoirs bondés, il y avait également les débrouillards, les vendeurs de thé et de boissons fraîches, transformant cettte placette en un immense cinéma en plein air. Pour un peu, ''on se croirait revenus aux années 1970 avec les prjections de super 8 sur les murs des immeubles'', ironise un septuagénaire. 

L'ombre de Gatlatou

 En parfaite symbiose avec les acteurs du film (Othmane Ariouat, Ouardia, Boualem Bennani, Benmabrouk, Mohamed Dega...), tour à tour le public les mime, récite des dialogues, rit, s’esclaffe et applaudit, donnant la preuve qu’on ne se lasse jamais de regarder à nouveau les quelques longs métrages qui ont offert au cinéma algérien son âge d’or dans les années 1970 et 1980. «Je suis vraiment ravi et étonné à la fois de voir comment ces jeunes réagissent au film.

C’est la preuve qu’un bon produit ne tombe pas dans l’oubli. Dommage qu’on ne fait plus ce genre de films dont la qualité repose surtout sur le talent des acteurs», estime un homme âgé debout face à l’écran.

Jeudi, lors d'une rencontre à Alger sur le cinéma, des professionnels du 7e art ont justement soulevé devant la ministre de la Culture Nadia Labidi le problème de la formation, appelant à la création d'écoles spécialisées, eu égard au manque de compétences enregistré dans les différents métiers du cinéma qu'on comble avec des talents étrangers.

Cette rencontre, consacrée au débat des problèmes et préoccupations des acteurs du secteur visait «à mobiliser tous les efforts» pour dynamiser et réformer le cinéma, réhabiliter ses structures, a expliqué Mme Labidi, précisant qu'une conférence nationale sur le cinéma aura lieu en septembre.

A la Grande poste, les jeunes regardaient cependant «Taxi el makhfi» (Le Clandestin) avec un oeil nouveau: non pas comme simplement un des classiques du cinéma algérien, mais comme un réservoir d'idées et de répliques aussi comiques que mordantes pouvant alimenter les photomontages qui font fureur sur les réseaux sociaux, notamment «Face book».

«La plupart des scènes comiques du film ont été largement exploitées sur les réseaux sociaux, surtout celles qui mettent en vedette Ariouat et Benmabrouk qui sont d'un humour incroyable, à l'algérienne. On n'a encore jamais vu cela dans les nouveaux films», indique un de ces jeunes.

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