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Crash en Ukraine : Les corps enlevés du site, les pressions s'accentuent sur la Russie

Publié par Dknews le 20-07-2014, 16h02 | 35
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Plus de 160 corps ont été enlevés dimanche du site principal du crash de l'avion malaisien dans l'est de l'Ukraine par les séparatistes ukrainiens, accusés d'être responsable de ce drame qui a fait près de 300 morts et provoqué une vague d'indignation à travers le monde.

Quelque jours après la chute de l'avion de Malysia Airlines aussurant le vol Amsterdam-Kuala Lumpur, très probablement abattu par un missile avec 298 personnes dont 192 Néérlandais à bord, les séparatistes empêchent l'accès au site aux responsables ukrainiens et aux inspecteurs internationaux.

Dimanche, la mission d'observation de l'OSCE a déclaré que ses observateurs ont été informés que 169 corps enlevés du site du crash de l'avion malaisien avaient été placés à bord d'un train réfrigéré en attendant l'arrivée des experts internationaux.

Côté ukrainien, le Premier ministre Arseni Iatseniouk a déclaré que «ce genre d'opération demandait l'intervention de professionnels».

«Il faut un personnel très professionnel capable de trouver une cible et tirer ce genre de missile», a-t-il dit suggérant qu'il était improbable que les séparatistes prorusses seuls aient pu tirer ce genre de missiles», a-t-il confié à la presse allemande.

Appels à un accès «libre et total» à la zone du crash

Le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont demandé dimanche d'une seule voix au président russe Vladimir Poutine d'«obtenir» des séparatistes prorusses un accès «libre et total» à la zone du crash du vol MH17 dans l'est de l'Ukraine, soulignant que «le règlement de la crise ukrainienne est plus que jamais un impératif après cette tragédie qui a outragé le monde entier».

Dimanche, un dirigeant séparatiste a demandé qu'un cessez-le feu soit conclu entre les autorités de Kiev et la république séparatiste de Donetsk autoproclamée (DNR) pour que les rebelles puissent «garantir la sécurité» des experts internationaux sur le site du crash.

«Ils sont convenus d'exiger aujourd'hui auprès de M. Poutine qu'il obtienne des séparatistes ukrainiens que les secours et les enquêteurs aient enfin libre et total accès à la zone de la catastrophe du vol MH-17 pour accomplir leur mission», indique la présidence française dans un communiqué après des conversations téléphoniques entre le chef de l'Etat français et les dirigeants britannique et allemand.

Vendredi et samedi, une trentaine d'inspecteurs de l'OSCE, première équipe internationale arrivée sur les lieux, n'a obtenu qu'un «accès limité» au site. Certains débris «semblent avoir été déplacés» sur le site du crash du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, selon le porte-parole de la mission d'observation de l'OSCE, Michael Bociurkiw. 

Evoquant une «tragédie atroce», le président américain Barack Obama a souligné que l'avion avait été touché par un missile tiré d'une zone contrôlée par les séparatistes «soutenus par la Russie».

Pour l'Europe, c'est un «signal d'alarme» dans ses relations avec Moscou, avait-il estimé. Selon la presse américaine, les Etats-Unis pensent que Moscou avait fourni des batteries de missiles aux séparatistes de l'est de l'Ukraine, et les a récupérées après qu'un des missiles eut abattu l'avion de la Malaysia Airlines.

Face à toutes ces accusations, la Russie rejette vigoureusement toute responsabilité dans la chute de l'avion malaisien. 

«Les communiqués des représentants de l'administration américaine sont une preuve de la perception profondément aberrante de Washington de ce qui se passe en Ukraine», a déclaré aux agences de presse russes le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

«Malgré le caractère évident et indiscutable des arguments fournis par les rebelles et par Moscou, l'administration américaine continue de poursuivre ses propres objectifs», a-t-il ajouté.

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines s'est écrasé jeudi dans l'est de l'Ukraine. Les autorités de Kiev ont immédiatement accusé les forces d'autodéfense russes d'être à l'origine du crash, mais les insurgés ont déclaré en réponse qu'ils ne disposaient pas de systèmes capables d'abattre un avion à cette altitude.

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