La force militaire "Barkhane" de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel "sera opérationnelle le 1er août et son état-major basé à N'Djamena", a annoncé samedi dans la capitale tchadienne le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.
Le ministre a détaillé devant la presse le nouveau dispositif de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui a-t-il dit, compte 3.000 soldats français et sera sous les commandes du général de Brigade Jean-Pierre Palasset.
La nouvelle force "intégrera quatre bases régionales: un groupement tactique désert à Gao, dans le nord du Mali, un autre à N'Djamena avec les forces aériennes, des forces spéciales à Ouagadougou (Burkina Faso), et un pôle de renseignement à Niamey, au Niger", a indiqué le ministre.
Des bases avancées temporaires seront également installées à Madama (nord du Niger), Tessalit (nord du Mali) et dans le nord du Tchad, "sans doute à Faya-Largeau", a-t-il ajouté. "Ce seront des petites unités (30 à 50 personnes) susceptibles de pouvoir accueillir une opération si nécessaire.
Tout cela en étroite intelligence avec les gouvernements concernés", a expliqué le ministre. M. Le Drian avait annoncé il y'a quelque jours que l'opération française "Serval" au Mali, lancée en janvier 2013, était "de fait terminée" et qu'elle serait remplacée par l'opération Barkhane contre le terrorisme dans le Sahel.
En partenariat avec les cinq pays de la zone (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), Barkhane a pour objectif d'"élargir à tout le Sahel l'action contre les mouvements jihadistes".