Monde

France : La justice va enquêter sur la vente des Rafale à l'Inde en 2016

Publié par DK NEWS le 03-07-2021, 17h52 | 35
|

Un juge d'instruction parisien a été saisi le 14 juin des soupçons de "corruption" autour de la vente en 2016 de 36 avions Rafale à l'Inde, a indiqué vendredi le Parquet national financier, confirmant une information du site d'investigation Mediapart. 
Cette enquête a été déclenchée par une plainte avec constitution de partie civile le 22 avril de l'ONG Sherpa, qui a contourné le refus du PNF en 2019 d'investiguer sur cette vente controversée conclue en septembre 2016 entre la France et l'Inde pour 7,8 milliards d'euros. 
En avril, Mediapart avait accusé dans une série d'articles le PNF et l'Agence française anticorruption (AFA) d'avoir "enterré" les soupçons entourant cette vente. 
Le site évoquait aussi des "millions d'euros de commissions occultes" versées à un intermédiaire qui a aidé le groupe Dassault à conclure la vente, dont "une partie (...) aurait pu être reversée sous forme de pots-de-vins" à des officiels indiens. 
A la suite de ces articles, les avocats de Sherpa, Me William Bourdon et Vincent Brengarth, avaient déposé plainte pour "corruption" et "trafic d'influence actifs et passifs", recels et blanchiments de ces délits, ainsi que "concussion" et "recel de favoritisme". 
Alors même qu'il avait classé en juin 2019 une première dénonciation de l'association datant de fin 2018 sans ouvrir d'enquête, le PNF ne s'oppose pas cette fois aux investigations demandées par Sherpa. 
Dans sa première plainte, Sherpa avait déjà demandé au PNF d'enquêter sur les soupçons entourant cette vente, dénonçant en particulier le choix du partenaire indien, Reliance, entreprise d'un homme d'affaires proche du Premier ministre indien Narendra Modi. 
Au moment de la vente, cette entreprise avait financé un film co-produit par la comédienne Julie Gayet, compagne du président de l'époque, François Hollande. 
Ce dernier s'était défendu de tout conflit d'intérêts, affirmant que la France n'avait "pas eu le choix" du partenaire indien de Dassault. Jean-Yves Le Drian, actuel ministre français des Affaires étrangères et ex-ministre de la Défense sous François Hollande, avait affirmé plusieurs fois que Paris n'avait subi "aucune pression" de New Delhi. 
Le Monde avait révélé ensuite mi-avril 2019 que la France avait annulé en 2015 un redressement fiscal visant Reliance, au moment où se négociait cette vente.
 

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.