Actualité

Guerre de libération nationale : Les condamnations à mort ont renforcé l'engagement des Algériens

Publié par Dknews le 20-06-2021, 17h54 | 32
|

Les crimes et atrocités de l'armée coloniale française, dont l'exécution spectaculaire des condamnés à mort, ont renforcé l'engagement des Algériens pour la libération de leur patrie, ont soutenu samedi à Tizi-Ouzou d'anciens condamnés à mort.

"La France coloniale voulait donner l'exemple pour dissuader l'adhésion du peuple algérien à la Révolution, mais, sa politique a eu un effet inverse", a souligné Idir Smaïl, dit Smaïl Ougmoune, ancien condamné à mort pour "assassinats et tentatives d'assassinat".

Ces crimes et atrocités ont "découvert le vrai visage de la France et suscité davantage d'attachement des Algériens à leur patrie et d'engagement au combat libérateur de l'armée de libération nationale (ALN)", a-t-il dit lors d'un hommage au musée régional du moudjahidine, à l'occasion de la commémoration du 65ème anniversaire de l'exécution d'Ahmed Zabana et Abdelkader Ferradj.

Livrant "un témoignage du cœur", l'ancien condamné à mort dira que leur condamnation était une "réaction aux préjudices portés aux intérêts de la France" et leurs actes dictés par "l'éducati on de l'école de la Révolution qui exigeait l'esprit de sacrifice et la défense de la patrie".

Mohand Saïd Chekine, condamné pour l'assassinat, à Azazga, d'un responsable de l'organisation "La Main Rouge", a observé que leur condamnation n'avait "rien changé" à leur engagement et leur militantisme. "Nous sommes restés des militants", a-t-il affirmé, estimant le nombre de condamnés à mort, entre exécutés et graciés, à plus de 3.000 personnes. Lors de cette rencontre organisée par le bureau local de l'Organisation nationale des Moudjahidines (ONM), le bureau national de la wilaya 7 historique en collaboration avec le Musée régional du Moudjahid, un hommage a été, également, rendu à l'ensemble des condamnés à mort, dont Saïd Babouche et Amar Mansri.

Le chargé d'écriture de l'Histoire au niveau du bureau local de l'ONM, Ouali Ait Ahmed, a évoqué, pour sa part, les innombrables insurrections d'avant novembre 1954 qui avaient eu elles aussi, a-t-il relevé, leur lot de condamnés a mort, mais qui n'ont pas eu raison de la détermination des Algériens. Dans cet ordre d'idées, Mezhora Salhi, enseignante-chercheur en Histoire à l'Université Mouloud Mammeri a considéré que "ces exécutions ont toujours été une pratique prégnante de la politique de terreur coloniale depuis 1830" qui s'est accentuée au déc lenchement de la Guerre de libération nationale en novembre 1954.

"Elle a été remise au goût du jour après le déclenchement de la Guerre de libération, notamment, avec l'arrivée de François Mitterand au ministère de la Justice", a-t-elle relevé, notant l'enregistrement de 45 ordres d'exécution par guillotine et 1 fusillé durant cette période".

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.