Monde

Crise en Syrie Dix après, le tragique coût humain

Publié par DK NEWS le 15-03-2021, 19h09 | 3
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Déclenchée le 15 mars 2011 par des manifestations pacifiques, la crise syrienne s'est complexifiée au fil des mois et des années avec l'implication de groupes terroristes et avec l'entrée en piste de puissances étrangères. 
Avec l'intensification des combats, le pays a connu des vagues de déplacement et de migration sans précédent. 
Entre les années 2014 et 2017, des centaines de milliers de Syriens ont fui leurs domiciles. 
Selon l'ONU, environ 12 millions de Syriens ont perdu leur maison. 
En juin 2020, le nombre de réfugiés atteignait 6,6 millions, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), ceci en sus des déplacés internes, dont le nombre s'élèvent à 6,1 millions. 
En ce qui concerne le nombre de victimes du conflit à ce jour, les estimations des Nations Unies font état de 400 000 personnes tuées. 
Le Centre syrien pour la recherche politique (SCPR) estime leur nombre à environ 470 000 personnes et 1,9 million de blessés. 
D'après le bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), relayé par des médias, près de 117.388 civils, dont plus de 22.000 enfants, ont péri depuis le déclenchement de la crise il y dix ans. 
Le comptage précédent de l'Observatoire, publié en décembre 2020, s'élevait à plus de 387.000 personnes décédées depuis le début du conflit et quelque 200.000 personnes disparues. 
Actuellement, les combats ont diminué en 2020 en raison d'un cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie et de la pandémie de coronavirus contre laquelle se sont concentrés les efforts. 
Damas contrôle plus de 60% du territoire syrien après une série de victoires depuis 2015 des forces gouvernementales, soutenues par l'aviation russe, contre les groupes terroristes. 
Parmi les régions qui échappent toujours à son contrôle figurent la dernière enclave d'Idleb dans le Nord-Ouest. 

La pauvreté, l'autre spectre 
Malgré le calme des fronts de combat quelque peu récemment, le peuple syrien est aujourd'hui confronté à un ennemi plus féroce, qui est l'extrême pauvreté et le manque des produits de première nécessité. 
Dans ce contexte marq ué par la menace persistante de la Covid-19, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a récemment révélé que les Syriens, après une décennie de troubles, vivent dans les pires conditions humanitaires auxquelles ils ont été confrontés depuis le début de la crise, alors que des millions de personnes sont exposées au manque cruel de produits alimentaires pendant la crise sanitaire. 
Le déplacement à grande échelle en cours et la pandémie de coronavirus ont exacerbé l'insécurité alimentaire, car plus de 4,5 millions de personnes sont tombées dans la faim et l'insécurité alimentaire au cours de l'année écoulée. 
Selon l'évaluation de l'agence onusienne, 12,4 millions de Syriens, soit près de 60 % de la population, souffrent actuellement d'insécurité alimentaire et de faim, soit le double du nombre enregistré en 2018. 
L'évaluation a confirmé l'incapacité de 1,3 million de Syriens à survivre sans aide. 
Le rapport indique que les pays voisins de la Syrie, qui abritent un grand nombre de réfugiés syriens, souffrent des répercussions du Coronavirus, et que la récession économique a affecté négativement les Syriens sur leurs territoires, d'autant plus que le programme fait face à un manque de financement et pourrait bientôt être contraint de choisir entre fournir des rations alimentaires réduites ou donner la priorité, uniquement aux plus vulnérables et aux plus nécessiteux. 
Alors que les Syriens commémorent un bien triste anniversaire : 10 ans de guerre, les regards sont braqués sur le nouveau processus de paix annoncé, jeudi dernier, par la Turquie, la Russie et le Qatar. 
Il faut néanmoins admettre que la plupart des initiatives de paix et réunions de dialogue ont tourné court très souvent à la suite de désaccords induits par l'implication de nombreux acteurs internationaux et régionaux aux "exigences divergentes". 

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