La Russie a appelé à nouveau l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à mener une enquête "honnête" et "authentique" sur l'attaque chimique présumée dans la ville de Douma dans la banlieue de Damas en 2018, affirmant que le succès du travail de cette organisation dépend de cette enquête.
Cité par l’agence "TAS", le délégué permanent de la Russie auprès de l’OIAC, Alexander Shulgin, a jugé "impossible" pour l’organisation "d’accomplir son travail avec succès sans des résultats authentiques sur les conditions et la réalité de l’incident de Douma, dans la province de la Ghouta orientale, en banlieue de la capitale syrienne Damas en avril 2018".
Il a ajouté que le "dialogue international exemplaire au sein de l’OIAC peut avoir lieu après que de tels résultats soient soumis et cette page triste soit tournée".
Les casques blancs, des secouristes en zones sous contrôle d'hommes armés et de terroristes en Syrie, avaient accusé le gouvernement syrien d'avoir mené une attaque chimique présumée à Douma, faisant des dizaines de victimes.
Le gouvernement syrien avait catégoriquement toute responsabilité des forces gouvernementales.
Le ministère russe des Affaires étrangères avait par ailleurs qualifié d'"intox" les informations sur le recours des troupes syriennes à des armes chimiques à Douma, affirmant que ces allégations servaient à justifier une intervention militaire étrangère en Syrie.
Le ministère avait ajouté que les Casques blancs, cités comme étant l'une des sources de cette information, "ont à plusieurs reprises été pointés du doigt pour leurs liens avec les terroristes".