La Commissaire européenne à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Stella Kyriakides, a déclaré lundi que le nouveau calendrier annoncé par AstraZeneca dans lequel le rythme des livraisons de vaccins contre le COVID-19 ne correspond plus aux attentes de l'Union européenne (UE) était inacceptable.
"Vendredi dernier, à la surprise générale, la société AstraZeneca a informé la Commission (européenne) et les Etats membres de l'UE de son intention de fournir dans les semaines à venir beaucoup moins de doses que ce qui avait été convenu et annoncé", a-t-elle déclaré dans un communiqué vidéo.
"Ce nouveau calendrier n'est pas acceptable pour l'Union européenne", a-t-elle souligné. Après l'annonce de vendredi, la Commissaire européenne a écrit ce week-end une lettre à l'entreprise pour déplorer cette baisse d'approvisionnement.
L'annonce d'AstraZeneca n'a fait que renforcer les inquiétudes liées au retard pris dans l'approvisionnement de l'UE en vaccins, Pfizer ayant récemment fait une annonce similaire après une mise à jour de sa production. Au cours d'un entr etien téléphonique avec le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a insisté lundi matin sur le fait que l'entreprise devait respecter ses accords contractuels.
"Elle a rappelé à M.
Soriot que l'UE avait investi dès le début des sommes importantes dans l'entreprise, précisément afin de garantir que la production puisse être accélérée avant même que l'autorisation conditionnelle de mise en vente ne soit délivrée par l'Agence européenne des médicaments (EMA)", a indiqué lors d'un point de presse quotidien le porte-parole de la Commission, Eric Mamer.
Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré dimanche au cours d'une émission télévisée d'Europe 1 que le bloc entendait bien s'assurer que les contrats signés avec l'industrie pharmaceutique soient respectés, et que les recours légaux dont disposait l'UE pourraient être utilisées à cet effet.