Le Président sud africain Cyril Ramaphosa a mis en garde lundi contre une possible deuxième vague de coronavirus qui plomberait l'économie et ramènerait le pays, "du printemps à l'hiver". "Une résurgence, quelle que soit son échelle, ne se contenterait pas de renverser de manière spectaculaire tous nos progrès sur le plan sanitaire. Elle étoufferait les jeunes pousses d'une récupération économique et nous renverrait du printemps à l'hiver", affirme Cyril Ramaphosa, dans sa lettre hebdomadaire. Ce pays de près de 60 millions d'habitants, le plus touché d'Afrique avec près de la moitié des infections, recense 737.278 cas et 19.809 décès, selon les derniers chiffres publiés dimanche. "Après un long et difficile hiver, le début d'une nouvelle saison doit nous remplir d'optimisme", mais seulement à condition de ne pas baisser la garde contre l'épidémie, plaide M. Ramaphosa. La pandémie a ravagé l'économie de la première puissance industrielle du continent. Mais l'Afrique du Sud est "désormais en transition", d'une politique d'aide "vers un rétablissement", assure le président. "Il est d'autant plus cr itique, à l'approche de la saison des fêtes, que nous ne devenions pas les architectes de notre propre chute", plaide le président. "La plus grande vigilance est requise, chez chacun, pour maintenir le virus à distance", a-t-il enchainé. Le ministre de la Santé, qui a lui-même contracté la maladie mi-octobre, avait alors déjà mis en garde contre l'éventualité d'une deuxième vague, signalant de "petites flammes" renaissant dans plusieurs coins du pays. Le pays, qui avait imposé de strictes mesures de confinement en mars, est largement déconfiné depuis des semaines, même si le port du masque reste obligatoire et les grands rassemblements proscrits.