Les hôpitaux de Beyrouth sont quasi saturés face à l'afflux de patients atteints du nouveau coronavirus et le Liban est "au bord du gouffre" après l'explosion dévastatrice dans la capitale libanaise, a assuré lundi le ministre démissionnaire de la Santé Hamad Hassan.
Ces dernières semaines, le Liban a connu une hausse des infections au nouveau coronavirus. Le pays a enregistré lundi un nouveau record journalier de contaminations avec 456 nouveaux malades, portant le nombre total de cas de Covid-19 à 9.337 depuis le début de l'épidémie au Liban fin février, dont 105 décès.
"Les hôpitaux publics et privés de la capitale se retrouvent avec une capacité d'accueil très limitée, que ce soit en matière de lits dans les unités de soins intensifs ou de respirateurs", a averti en conférence de presse le ministre Hamad Hassan. "Nous sommes au bord du gouffre, nous n'avons pas le luxe de prendre notre temps", a-t-il averti, plaidant pour un nouveau confinement de deux semaines pour juguler la propagation de l'épidémie. "Dans la capitale, les unités de soins intensifs et les départements hospitaliers aménagés pour lutter contre l'épidémie dans les hôpitaux publics sont pleins", avait indiqué plus tôt M.
Hassan au micro de la radio La voix du Liban.