Société

Khemis Miliana : « La ville remporte la palme d’or des projets inachevés »

Publié par Salim Ben le 16-06-2014, 17h29 | 491
|

Plusieurs projets lancés depuis des années restent toujours inachevés dans la ville de Khemis Miliana dont le nouveau siège de l'APC. A l'origine, l'absence d'une vision globale des priorités de la ville, une mauvaise gestion des affaires publiques mais aussi et surtout le manque d'une stratégie cohérente et les mauvaises habitudes de certains responsables, laissant  cette ville vivre un vrai cauchemar.

Or, quelle que soit la couleur politique du conseil de la ville, ces projets d'envergure doivent avancer malheureusement ils  sont toujours en stand-by. Ces projets en nombre concernent le musée de la ville, le siège de l’APC, le jardin du centre ville, la piscine du centre culturel, construite en 1948 et toujours pas en service depuis plus de 2 ans. Il en va de même pour les aménagements intérieurs et extérieurs du centre culturel, un siège de l’APC a l’arrêt depuis 20 ans, en plein  centre ville qui est devenu d’ailleurs un urinoir pour les passants, le projets des 500 logements de l’EPLF au niveau de jules ferry, sur le terrain d’une ancienne école ,démolie depuis , aujourd’hui devenue un vaste espace vide ,clôturé avec des tôles, depuis 2008 , devenu ainsi un lieu de débauche pour beaucoup de délinquants 

L'ancien conseil de la ville avait opté pour les réaménagements de la piscine  et le jardin public  mais jusqu'à maintenant rien n’a été fait. Alors qu’à la place de l’école démolie, il a été programmé deux tours jumelées, avec un grand centre commercial, comme montré sur la maquette. Hélas ! Il cette ville se dégrade de jour en jour.

Le marché des fruits et légumes du centre ville, qui fait honte a la ville, compte plus de 70 commerçants dont 20 ambulants. Ils attendent toujours la distribution des locaux de commerce au niveau des trois marchés réalisés et fermés depuis 5 mois. Tout comme le stade communal au centre ville qui attend une extension de ses tribunes depuis 25 ans. Le quartier Essalam sans sureté urbaine depuis son inauguration en 2003, par le président de la république Mr Abdelaziz Bouteflika.

Pourtant,  quotidiennement, plusieurs agressions et violences se produisent dans ce quartier chaud. Absence totale des airs de jeux dans les quartiers de Sidi Maamar, Dardara, Cité CRS, Cité Nedjma, Kadour Belaid, et Houria. Même les routes sont dans un état lamentable, des nids de poules partout au vu et au su des premiers responsables locaux.  La majorité des projets ont été interrompus à cause, dit-on, du manque de financement. 

Concernant  les locaux commerciaux du Président qui ont été réalisés ça et là , ils sont à l’abandon à l’image de ceux qui  se trouvent  au niveau de l’OPOW. Ils sont dans un état délabré.« Tout ce qui a été réalisé dans cette ville continue de se dégrader contribuant à dénaturer les lieux ». « Les conseils qui se sont relayés à la ville de Khemis Miliana n'ont pas axé leurs efforts sur la mise à niveau de la ville », témoigne un habitant. « Les affaires publiques n'ont pas été gérées correctement  et les habitants n'ont pas été consultés, selon les règles de la démocratie participative ». Atteste un autre.

«Les projets inachevés sont devenus monnaie courante, contrairement à la nouvelle vision politique que l'on souhaiterait initier », souligne un acteur associatif. Khemis Miliana fait partie de ces villes qui ne valorisent pas leurs atouts. Certains éléments du patrimoine de la ville sont totalement négligés. «On a voté pour le changement en espérant que notre ville se propulse au rang des nouvelles wilayas et des grandes métropoles de ce pays ». confie un habitant, amoureux de sa ville.

Pour rappel, la première foire internationale a été inaugurée dans cette ville par le défunt Benbella en 1963. Cette ville a toujours été une ville au commerce florissant  à la croisée  trois routes nationales (RN4, RN18 et RN14 et de  l’autoroute. Khemis Miliana est aussi une ville universitaire dont le nombre d’étudiants inscrits  dépassent les 20 000 …

Pis encore, les habitants nous ont affirmé que les responsables locaux, le chef de daira et les députés, ne font rien, afin d'instaurer une dynamique et un climat de confiance aux citoyens. La ville natale du Colonel Bougara, aussi dynamique qu’elle soit, semble victime d’une gestion qui laisse à désirer. Le retard qu’elle accuse dans la réalisation des projets inscrits reste inexplicable. Tout le monde se rappelle encore de ce « soviétique »dans les années 70, coopérant dans un centre de formation ici à Khemis-Miliana, qui devant tant d’incohérences et d’anomalies  constatées lâcha à ses stagiaires : « Si la Baraka  existe  quelque part, c’est bien ici à Khemis-Miliana. » 
 

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.