Plusieurs projets lancés depuis des années restent toujours inachevés dans la ville de Khemis Miliana dont le nouveau siège de l'APC. A l'origine, l'absence d'une vision globale des priorités de la ville, une mauvaise gestion des affaires publiques mais aussi et surtout le manque d'une stratégie cohérente et les mauvaises habitudes de certains responsables, laissant cette ville vivre un vrai cauchemar.
Or, quelle que soit la couleur politique du conseil de la ville, ces projets d'envergure doivent avancer malheureusement ils sont toujours en stand-by. Ces projets en nombre concernent le musée de la ville, le siège de l’APC, le jardin du centre ville, la piscine du centre culturel, construite en 1948 et toujours pas en service depuis plus de 2 ans. Il en va de même pour les aménagements intérieurs et extérieurs du centre culturel, un siège de l’APC a l’arrêt depuis 20 ans, en plein centre ville qui est devenu d’ailleurs un urinoir pour les passants, le projets des 500 logements de l’EPLF au niveau de jules ferry, sur le terrain d’une ancienne école ,démolie depuis , aujourd’hui devenue un vaste espace vide ,clôturé avec des tôles, depuis 2008 , devenu ainsi un lieu de débauche pour beaucoup de délinquants
L'ancien conseil de la ville avait opté pour les réaménagements de la piscine et le jardin public mais jusqu'à maintenant rien n’a été fait. Alors qu’à la place de l’école démolie, il a été programmé deux tours jumelées, avec un grand centre commercial, comme montré sur la maquette. Hélas ! Il cette ville se dégrade de jour en jour.
Le marché des fruits et légumes du centre ville, qui fait honte a la ville, compte plus de 70 commerçants dont 20 ambulants. Ils attendent toujours la distribution des locaux de commerce au niveau des trois marchés réalisés et fermés depuis 5 mois. Tout comme le stade communal au centre ville qui attend une extension de ses tribunes depuis 25 ans. Le quartier Essalam sans sureté urbaine depuis son inauguration en 2003, par le président de la république Mr Abdelaziz Bouteflika.
Pourtant, quotidiennement, plusieurs agressions et violences se produisent dans ce quartier chaud. Absence totale des airs de jeux dans les quartiers de Sidi Maamar, Dardara, Cité CRS, Cité Nedjma, Kadour Belaid, et Houria. Même les routes sont dans un état lamentable, des nids de poules partout au vu et au su des premiers responsables locaux. La majorité des projets ont été interrompus à cause, dit-on, du manque de financement.
Concernant les locaux commerciaux du Président qui ont été réalisés ça et là , ils sont à l’abandon à l’image de ceux qui se trouvent au niveau de l’OPOW. Ils sont dans un état délabré.« Tout ce qui a été réalisé dans cette ville continue de se dégrader contribuant à dénaturer les lieux ». « Les conseils qui se sont relayés à la ville de Khemis Miliana n'ont pas axé leurs efforts sur la mise à niveau de la ville », témoigne un habitant. « Les affaires publiques n'ont pas été gérées correctement et les habitants n'ont pas été consultés, selon les règles de la démocratie participative ». Atteste un autre.
«Les projets inachevés sont devenus monnaie courante, contrairement à la nouvelle vision politique que l'on souhaiterait initier », souligne un acteur associatif. Khemis Miliana fait partie de ces villes qui ne valorisent pas leurs atouts. Certains éléments du patrimoine de la ville sont totalement négligés. «On a voté pour le changement en espérant que notre ville se propulse au rang des nouvelles wilayas et des grandes métropoles de ce pays ». confie un habitant, amoureux de sa ville.
Pour rappel, la première foire internationale a été inaugurée dans cette ville par le défunt Benbella en 1963. Cette ville a toujours été une ville au commerce florissant à la croisée trois routes nationales (RN4, RN18 et RN14 et de l’autoroute. Khemis Miliana est aussi une ville universitaire dont le nombre d’étudiants inscrits dépassent les 20 000 …
Pis encore, les habitants nous ont affirmé que les responsables locaux, le chef de daira et les députés, ne font rien, afin d'instaurer une dynamique et un climat de confiance aux citoyens. La ville natale du Colonel Bougara, aussi dynamique qu’elle soit, semble victime d’une gestion qui laisse à désirer. Le retard qu’elle accuse dans la réalisation des projets inscrits reste inexplicable. Tout le monde se rappelle encore de ce « soviétique »dans les années 70, coopérant dans un centre de formation ici à Khemis-Miliana, qui devant tant d’incohérences et d’anomalies constatées lâcha à ses stagiaires : « Si la Baraka existe quelque part, c’est bien ici à Khemis-Miliana. »