Santé

Des analystes se disent optimistes sur un rebond solide après la "tempête"

Publié par DK NEWS le 11-04-2020, 13h32 | 6
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 Les conséquences de la crise du Covid-19 ressemblent plus à celles d'une catastrophe naturelle, par exemple un ouragan, qu'à une crise financière ou économique traditionnelle, estiment des analystes, se disant optimistes sur un rebond solide après la "tempête".
L'économie mondiale subit de plein fouet les mesures de confinement destinées à enrayer la pandémie, avec des nombres de faillites et de dettes publiques jamais vus auparavant, mais certains économistes sont optimistes sur un rebond solide après cette tempête.
Les comparaisons avec la crise financière de 2008 ne sont désormais plus assez fortes, tant les chiffres sont gigantesques.
C'est maintenant à la Grande Dépression de 1929 qu'il faut remonter pour trouver des ordres de grandeur équivalents, selon la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. "La croissance mondiale va devenir fortement négative en 2020", et 2021 pourrait s'avérer "pire" que 2020 si la pandémie devait durer, a-t-elle estimé jeudi.
Certains économistes, pourtant, prévoient un rebond rapide et solide dès que les gens pourront quitter leur maison et retourner travailler.
En effet, les conséquences de cette crise ressemblent plus à celles d'une catastrophe naturelle, par exemple un ouragan, qu'à une crise financière ou économique traditionnelle, ont souligné les économistes de la Banque centrale régionale de New York. "Les récessions se développent progressivement, au fil du temps", ont expliqué vendredi les chercheurs Jason Bram et Richard Dietz.
En revanche, la pandémie de coronavirus, qui a touché 1,6 million de personnes dans le monde, et provoqué plus de 100.000 décès, "est survenue soudainement, frappant de plein fouet l'économie en un mois", détaillent-ils Comme un ouragan, elle a d'abord touché les secteurs du voyage et du tourisme.
Mais, contrairement à une catastrophe naturelle, elle n'a pas entraîné de destructions physiques, "ce qui pourrait faciliter une reprise économique plus rapide", relèvent-ils.
Même avec des dépenses publiques massives, essentielles pour permettre une relance rapide de l'économie, "les pertes d'emplois seront traumatisantes et le rebond post-virus (...) avec une reprise complète prendra 12 à 18 mois", estime pour sa part Grégory Daco, d'Oxford Economics.
Mais à quel moment faire repartir l'économie ? Alors que la Chine a rendu leur liberté aux habitants des régions touchées ap rès plus de deux mois passés chez eux, et que les pays européens commencent à réfléchir à un calendrier, le président américain Donald Trump a estimé qu'il s'agirait de la décision la plus importante de sa vie. "Nous allons devoir procéder lentement (...). Et nous allons avoir des revers", estime Karen Dynan, une ancienne responsable du Trésor américain.
  Les Etats-Unis, première économie mondiale, connaissaient une situation florissante début 2020, avec un chômage au plus bas depuis 50 ans et une croissance à faire pâlir les pays européens.
Mais la crise du coronavirus a fait basculer la situation, et 17 millions de personnes ont pointé au chômage en seulement trois semaines.
L'économie devrait ainsi y chuter de 20% en avril, puis de nouveau de 20% en mai, a prévenu vendredi Karen Dynan, qui s'attend à une contraction de 8% pour l'année 2020.
Pour l'ensemble du globe, elle table sur un recul de 3,4%, une prévision plus pessimiste que celles déjà publiées.
Elle est bien plus enthousiaste pour 2021, et s'attend à un rebond de 7,2%.
Elle reconnaît toutefois que beaucoup de ses collègues du Peterson Institute --dont elle a participé à élaborer les prévisions semi-annuelles-- ne partagent pas son optimisme.
Aux Etats-Unis, les injections massives d'argent liquide dans l'économie vont creu ser un trou profond dans les finances.
Rien n'est encore visible sur les chiffres publiés vendredi par le Trésor pour le mois de mars. Les dépenses sont même inférieures à celles du même mois de 2019 et les recettes légèrement supérieures.
C'est en avril que devraient apparaître les premières conséquences.

 

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