Au moins trois soldats syriens ont été blessés jeudi soir dans des tirs d'hélicoptères israéliens dans la province de Qouneitra, dans le Sud de la Syrie, a indiqué l'agence officielle syrienne Sana.
«Des hélicoptères israéliens ont tiré des missiles au-dessus du Golan occupé sur des positions de l'armée (syrienne) à Kahtaniyeh, Al-Horiyyat et la ville de Qouneitra, faisant trois blessés parmi les soldats», a indiqué Sana.
Ces frappes interviennent après une attaque plus tôt dans la journée menée par un drone israélien, également dans la province de Qouneitra. L'agence officielle Sana a rapporté la mort d'«un civil» après une frappe menée par un «drone israélien ayant visé sa voiture dans la ville de Hadar» dans la province. Depuis le début du conflit syrien en 2011, Israël a mené des centaines de frappes contre des positions militaires syriens.
33 soldats turcs tués dans des frappes aériennes
Au moins 33 soldats turcs ont été tués jeudi dans la province d'Idleb dans des raids attribués au régime syrien par Ankara qui a aussitôt riposté en bombardant des positions de Damas, faisant craindre une escalade et un nouveau désastre humanitaire. «A défaut d'agir rapidement, le risque d'une escalade encore plus grande augmente d'heure en heure», a mis en garde le porte-parole des Nations unies Stephane Dujarric, qui a appelé «à un cessez-le-feu immédiat». Lors d'une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a condamné les frappes aériennes aveugles syriens et de son allié russe». Il a «exhorté toutes les parties à une désescalade de cette situation dangereuse, et à éviter que ne s'aggrave davantage la situation humanitaire épouvantable dans la région», selon un porte-parole de l'alliance, dont la Turquie est membre.
«Nous soutenons notre allié de l'Otan, la Turquie, et continuons d'appeler à un arrêt immédiat de cette offensive odieuse (...)», a déclaré pour sa part un porte-parole du département d'Etat américain. Outre l es 33 morts, une trentaine de militaires turcs ont été blessés dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au gouvernement syrien, qui ont visé la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Les blessés ont été rapatriés en Turquie pour être hospitalisés, a déclaré Rahmi Dogan, le gouverneur de la province turque de Hatay, frontalière de la Syrie. Le président Recep Tayyip Erdogan a convoqué dans la soirée un conseil de sécurité extraordinaire à Ankara, en présence notamment du ministre de la Défense, du chef de l'armée et du patron des services secrets, a indiqué la présidence. Selon les médias turcs, cette réunion avait pour objet la situation à Idleb.