Intervenant dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des zones humides (2 février de chaque année), Ilham Kabouya a souligné '' l'urgence de poursuivre la sensibilisation pour parvenir en premier lieu à changer le comportement de l'homme à l'égard de ces milieux naturels" et inciter, en second plan, l'ensemble des partenaires concernés (conservation des forêts, parcs nationaux, autorités locales, mouvement associatif...) à s'impliquer dans la préservation de ces ''réserves de la biodiversité'' compte tenu des risques et dégradations auxquels elles sont sujettes.
''40% des espèces animales et végétales vivent et se reproduisent dans les zones humides qui sont en constante dégradation, d'où le risque potentiel de leur disparition, a averti la même source, signalant que les ZH ''disparaissent trois fois plus que les forêts'' et que près ''d'un million d'espèces animales et végétales sont menacées de disparition''.
Entre autres facteurs à l'origine de cette situation ''préoccupante'', Mme Kabouya a cité le drainage et le remblaiement pour l'agriculture et la construction, la surexploitation des ressources halieutique, ainsi que le défrichement et les changements climatiques. Aussi, l'accent a-t-il été mis sur les efforts consentis dans le domaine de la ''sensibilisation'' en proposant, chaque année, un thème fédérateur en lien avec l'actualité internationale qui tend essentiellement vers des problématiques ayant trait aux divers impacts que subissent les zones humides de par le monde.
Elle a rappelé, dans ce contexte, que la convention Ramsar est un instrument juridique intergouvernemental appelé à assurer ''la conservation et l'utilisation rationnelle et durable des zones humides ratifiée par plus de 170 pays à travers le monde, englobant près de 253 millions d'hectares.
L'Algérie y a adhéré par décret
présidentiel daté du 11 décembre 1982
Le choix de cette wilaya frontalière pour la célébration de cet événement n'est pas fortuit, a-t-elle également signalé, précisant que cette région dans l'extrême Nord-est du pays, constitue ''un haut lieu de la biodiversité''.
Ilhem Kabouya a longuement insisté sur la stratégie nationale mise en place dans le cadre d'une meilleure ''conservation'' de ces milieux naturels riches.
Lors de cette rencontre, organisée par la DGF sous le patronage du ministre de tutelle, l'accent a été, par ailleurs, mis sur le plan d'action 2015-2030, développé en 15 objectifs spécifiques et 27 activités.
Pour sa part, Nadjiba Bendjedda, chargée du bureau des ZH à la DGF a présenté une communication consacrée aux "zones humides et la biodiversité", dans laquelle elle a indiqué que ces milieux naturels sont considérés comme des écosystèmes ''clés" et des milieux de vie remarquables pour leur biodiversité. Accueillant des espèces ou des habitats à forte valeur patrimoniale qui fournissent des services fondamentaux, ces milieux naturels riches et diversifiés sont vitaux pour la survie de l'homme, a-t-elle précisé.
Le wali d'El Tarf, Harfouche Benarar, a, quant à lui, indiqué que cette wilaya compte le plus grand parc national en Algérie (Parc national d’El Kala) en plus de 10 zones classées sur la liste Ramsar.
Mettant en avant l'importance de la préservation des écosystèmes, par un développement durable et rationnelle, le même responsable a insisté sur l'importance de ces rencontres dans l'enrichissement des connaissances et la mise en place d'une vision consensuelle et une bonne gouvernance.
En plus de cette rencontre-débat, organisée au siège de la wilaya, une sortie au niveau du lac Tonga (El Kala), pour une observation ornithologique, la journée mondiale des zones humides a été marquée par une exposition des activités et divers produits de femmes rurales.