Plusieurs actions ciblées, dont une intrusion au siège à Paris de la CFDT, le premier syndicat français, ont été menées vendredi au 44e jour du mouvement contre la réforme des retraites. «Quelques dizaines d'individus se sont introduits violemment dans les locaux de la confédération» et ont «agressé verbalement et physiquement des salariés», a dénoncé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, favorable, comme le gouvernement, à un système universel de retraite par points. «Ces violences sont une honte pour notre démocratie», a réagi dans la soirée le président Emmanuel Macron. De leur côté, les avocats ont multiplié les actions pendant les audiences solennelles de rentrée des cours d'appel pour protester contre cette réforme. Plus de cent manifestants ont quant à eux bloqué l'entrée de la pyramide du Louvre, appelant, sans succès, les touristes massés devant les barrière de sécurité à s'associer au mouvement. Conséquence, le musée le plus fréquenté du monde n'a pas pu ouvrir ce vendredi. La circulation des trains sera encore perturbée ce week-end par la grève mais devrait connaître une nouvelle amélioration au niveau des liaisons régionales, tandis que le service des TGV (trains à grande vitesse) sera «quasi normal», selon la direction. Le taux global de grévistes à la SNCF, la compagnie nationale des chemins de fer, était vendredi de 4,6%.