"L'année prochaine, comme l'année en cours, notre budget sera un budget de résistance et de persévérance contre les sanctions", a-t-il dit dans des déclarations diffusées par la radio d'Etat iranien.
"Ce budget annonce au monde que malgré les sanctions nous serons en mesure de gérer le pays, particulièrement dans le domaine du pétrole", a ajouté M. Rohani dont le pays est membre de l'Opep (Organisation des pays exportateurs du pétrole).
Le budget pour l'exercice commençant fin mars 2020 a été annoncé quelques semaines après une forte augmentation du prix des carburants qui avait déclenché mi-novembre en Iran des manifestations de protestation marquées par des violences meurtrières.
M. Rohani avait justifié cette hausse en expliquant que l'Etat n'avait pas d'autre solution pour aider mieux les "familles à revenu moyen et bas qui souffrent de la situation économique créée par les sanctions" américaines. Dans son discours devant le Parlement dimanche, M. Rohani a annoncé une augmentation de 15% des salaires du secteur public.
Le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, et le rétablissement dans la foulée de lourdes sanctions américaines contre Téhéran ont plongé l'économie iranienne dans une violente récession. Le Fonds monétaire international estime que le PIB de l'Iran devrait chuter de 9,5% cette année.