De nombreux éléments des groupes armés opérant naguère dans les localités de l'ouest de la République centrafricaine (RCA) ont désormais accepté d'intégrer le processus gouvernemental de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), ont indiqué les médias vendredi de source officielle.
Les groupes armés concernés sont, Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) d'Abass Mahamat Sidiki, Révolution-Justice (RJ) aile Armel Ningatoloum Sayo, UFR fondamentale d'Askin Nzengé Landa, quelques groupements de la milice antibalaka et surtout les éléments du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadi alias Abdoulaye Miskine, a fait savoir le ministre centrafricain adjoint chargé du DDRR, Noël-Bienvenu Sélesson, lors d'une conférence de presse.
Il a salué le travail jusque-là entrepris par deux équipes mobiles de désarmement déployées depuis le début de la semaine dans la partie ouest de la RCA et devant sillonner les préfectures de l'Ouham Pendé (extrême nord-ouest), la Nana Mambéré et la Mambéré Kadéï (ouest).
Il est prévu, au cours du DDRR, de mettre en place les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), composées à la fois d'ex-combattants, des forces régulières, et des casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique, dans le but d'assurer la sécurité des citoyens civils.
Le DDRR a été lancé en décembre 2018 par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.