Les droits des Palestiniens «n'étaient pas à vendre», a déclaré jeudi le président palestinien Mahmoud Abbas au lendemain de l'ouverture de l'atelier économique dirigé par les Etats-Unis à Bahreïn.
S'exprimant au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue chilien, Sebastian Piera, dans la ville cisjordanienne de Ramallah, M. Abbas a indiqué que «l'atteinte d'une solution politique qui garantisse la liberté, la dignité, l'indépendance et la justice pour notre peuple doit être prioritaire sur tout programme ou plan économiques».
Le président palestinien a expliqué que seule une solution politique créerait la stabilité et la sécurité pour tous, et c'est la raison pour laquelle la Palestine n'a pas participé à l'atelier américain organisé à Manama ces deux derniers jours. M. Abbas a souligné que l'administration américaine s'était «disqualifiée» toute seule en jouant un rôle dans le processus en cours au Moyen-Orient et a réitéré son appel à un cadre multilatéral international pour superviser les négociations de paix.
L'Autorité palestinienne a déclaré qu'elle avait boycotté l'administration du président américain Donald Trump depuis qu'elle a considéré El-Qods occupée comme étant la capitale d'Israël en décembre 2017 et déménagé l'ambassade des Etats-Unis en Israël à El-Qods occupée en mai 2018.
L'administration américaine a pris plusieurs mesures contre les Palestiniens, dont la fermeture du bureau de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington et la suppression des aides à la seule agence onusienne fournissant une assistance aux réfugiés palestiniens.