L’installation, jeudi, du nouveau Conseil supérieur de la magistrature, dans sa nouvelle composante, procède directement de la philosophie dictée par le programme de travail du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de doter le secteur de la Justice de structures dynamiques, pérennes et à l’écoute des droits de l’Homme. Car il est de plus en plus question dans une Algérie nouvelle de réformer tous les secteurs autant productifs que ceux législatifs.
Avoir une justice à l’écoute des réalités sociales du pays, mettre à niveau ce secteur vital dans la protection de l’économie nationale, des biens et des personnes, et, surtout, de cadrer les droits de l’Homme est un des grands objectifs de ce quinquennat, entamé tambour battant. Il est aisé ainsi de relever de grandes nouveautés dans la texture de la législation algérienne, à commencer par l’adoption du projet de loi portant réduction de la durée du service national à 12 moins au lieu de 18 mois, et, surtout, le projet de révision de la loi fondamentale.
En fait, le début de ce quinquennat est entamé par rapport aux grandes questions sociales de l’heure : réforme de la Justice, amélioration des droits de l’Homme, de l’accès aux grands services publics, et refondation sociétale. Il est question ainsi de cette donnée fondamentale de la société algérienne qui est prise en charge dans le secteur de la Justice par de nouveaux textes qui seront introduits pour améliorer le rendu de la Justice et ne jamais léser le citoyen algérien dans ses droits inaliénables, un credo cher au chef de l’Etat.
C’est d’ailleurs un des grands volets que la réforme de la Constitution a pris en charge, dont les délais de garde à vue, les prescriptions et autres assignations prononcées par les magistrats et qui sont pour le moment décriés autant par les professionnels que par les spécialistes du barreau.
C’est dire que la tâche est importante, immense que celle de rendre la justice algérienne exclusivement au service du citoyen, en respectant ses droits et en le protégeant de toutes dérives judiciaires.
Il est dés lors inutile et vain de dire là dessus que c’est l’un des grands chantiers du Président Bouteflika que d’améliorer les rapports entre la justice et les justiciables, et avec les grandes entités économiques du pays, car il y va autant de la crédibilité de ce secteur vital que de la progression dans le bon sens de la société algérienne.
Ce n’est pas inutile également de rappeler que le chantier de la réforme de la justice est l’une des grandes préoccupations du premier magistrat du pays, qui veut doter de secteur névralgique de tous les moyens pour exercer sa mission sans pression, ni complaisance, encore moins en bafouant les droits de la défense ou ceux des justiciables.
Une justice forte est le symbole d’un pays qui avance, qui progresse et qui répond par la mise en place de l’ensemble des instruments d’une vie sociale décente, aux grands objectifs d’un Etat-Nation respecté dans le monde pour ses institutions démocratiques, sa bonne gouvernance et la protection des droits de l’Homme.