Plus de huit millions de Cubains sont appelés dimanche à se prononcer sur leur nouvelle Constitution, qui doit remplacer celle de 1976 en y apportant des changements, mais en préservant le caractère «socialiste» de l'île, ont rapporté des médias locaux.
La nouvelle Constitution, approuvée en juillet 2018 par l'Assemblée nationale, prévoit plusieurs changements dans le texte, dont la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs de cinq ans, la reconnaissance de la propriété privée et l'ouverture du marché cubain à l'investissement étranger.
La loi fondamentale a réaffirmé, en outre, le caractère «socialiste» du système politique et le rôle dirigeant du Parti communiste de Cuba (PCC), dans la construction du socialisme et l'avancée vers la société communiste.
Actuellement, Miguel Diaz-Canel est président des Conseils d'Etat et des ministres.
Il sera considéré dans la nouvelle Constitution comme président de la République et aura à ses côtés un Premier ministre.
«Nous avons construit et nous défendrons une révolution socialiste», a affirmé, dans ce contexte, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.
«La première victoire, c'est celle que nous devons assurer (...) dimanche prochain en votant oui à la Constitution, pour la Révolution, pour Fidel et pour Raul», a promis, de son côté, le président Miguel Diaz-Canel, qui a succédé en avril dernier au président Raul Castro.
Depuis des semaines, le gouvernement cubain ne ménage pas ses efforts dans sa campagne pour le oui, impliquant les réseaux sociaux, la télévision et d'autres lieux publics de l'île.
Le bulletin de vote offrira le choix entre deux cases, «oui ou non», à cette question : «Ratifiez-vous la nouvelle Constitution de la République?» Les premiers résultats officiels seront connus lundi après-midi, ont fait savoir les autorités cubaines, confiantes quant à une large victoire du «oui».
Si le oui gagne, le texte entrera en vigueur une fois publié au Journal officiel.