L'agence nippone d'exploration spatiale Jaxa a annoncé le lancement demain d'un nouveau satellite d'observation des dégâts et modifications causés sur terre par les catastrophes naturelles depuis le Japon.
Portant l'acronyme Alos-2 (et le surnom Daichi-2 en japonais), ce satellite doit être placé en orbite non-géostationnaire par le 24e exemplaire du lanceur japonais H-2A dont le décollage est prévu un peu après midi (03h00 GMT) depuis la base de Tanegashima au sud du Japon.
Alos-2 viendra prendre le relais d'un engin du même type, Alos, qui avait été lancé il y a huit ans et a terminé sa mission en mai 2011, deux mois après le terrible tremblement de terre suivi d'un gigantesque tsunami qui a dévasté le nord-est du Japon.
Outre l'observation des désastres, Alos-2 permettra de surveiller les terres cultivées, de mettre à jour des cartes de terrains et infrastructures, et bien d'autres choses encore.
Alos-2 embarque plusieurs instruments de mesure de nouvelle génération, dont le Palsar-2, un radar développé avec l'aide du gouvernement pour scruter les variations géologiques et topographiques de la surface du globe, avec une résolution de 3 à 10 mètres.
Il est capable de travailler de jour comme de nuit quelles que soient les conditions météorologiques. Le lancement de demain sera le 24e tir de la H-2A depuis ses débuts en 2011. Sur les 23 précédents, 22 ont été réussis.
La H-2A est fabriquée et exploitée par le groupe Mitsubishi Heavy Industries (MHI). Elle n'a pour le moment à son actif que des missions étatiques ou semi-étatiques, japonaises dans plus de 95% des cas. MHI ambitionne cependant de remporter des contrats commerciaux tant au Japon qu'à l'étranger en insistant sur son taux de réussite qui frôle 96%.
Le précédent tir d'une fusée H-2A avait eu lieu en février dernier pour le placement en orbite d'un satellite américano-japonais de mesure des précipitations terrestres GPM, un engin destiné à mieux prévoir et affronter les désastres météorologiques mondiaux.