Quant la révolution fait école...

Publié par dk news le 19-05-2014, 20h54 | 31

''Préservez l'Algérie et sauvegardez-la par l'acquisition du savoir et le dévouement au travail''. Un message plein que celui du président Abdelaziz Bouteflika, hier à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire du 19 mai 1956, la Journée de l'étudiant.

A l'occasion de cette journée commémorative, le chef de l'Etat, un des milliers d'étudiants et lycéens algériens qui avaient laissé cahiers et études pour s'engager dans la lutte de Libération nationale, a appelé les étudiants d'aujourd'hui à être ''les dignes successeurs de vos aînés, les étudiants du 19 mai 1956''.

Une telle intervention pour marquer un tel événement est très judicieuse et fort appropriée par les temps actuels où la jeune génération semble aller un peu dans l'oubli de ceux qui ont fait le sacrifice suprême pour que vive l'Algérie, libre et indépendante. Pour que l'école soit algérienne, l'université formant les bâtisseurs d'un pays libre et résolument engagé dans la bataille du développement, du savoir et de la connaissance.

C'est très certainement émouvant le recueillement des anciens de l'école Sarrouy à la mémoire de leurs camarades, morts sous les balles de l'occupant. Et c'est très certainement poignant que d'entendre quelqu'un crier haut et fort que la Moudjahida  Ourida Medad, a été défenestrée par les barbares français, envoyés en Algérie mater une révolution qui fera tâche d'huile en Afrique, en Asie et partout dans le monde.

Par la grâce de ce vaste mouvement estudiantin qui a claqué les portes de l'école coloniale pour celle de la révolution, de la libération et de l'indépendance. Le président Bouteflika se réjouit de ce moment: ''Je suis très heureux de célébrer avec vous la journée de l'étudiant qui renvoie à la date mémorable du 19 mai 1956, lorsque les étudiants algériens ont décidé d'intégrer le combat contre l'occupant annonçant au monde entier et sans la moindre équivoque, dans un appel retentissant, leur alignement au côté de leur peuple et leur adhésion à sa cause juste pour la libération du pays et son affranchissement d'une longue colonisation étrangère''.

Qui étaient ces étudiants ? Des enfants du peuple, d'Alger à Annaba, de Constantine à Sétif, d'Oran à Tiaret, qui ont dit non au système socialisant colonial et troquer la plume pour le fusil. A ce moment là, c'était la passion du combat libérateur, celle de lutter pour que l'école algérienne devienne vraiment indépendante, et ne produise plus des esclaves intellectuels, ni des serviteurs malgré eux de la reproduction du système social colonial.

Ces étudiants qui avaient désert les lycées et universités françaises pour monter au maquis, qui étaient-ils? Des enfants du peuple, et parmi eux, il y avait des héros de la guerre de libération nationale, Abane Ramdane, Ourida Medad, Hassiba Benbouali, Krim Belkacem, Aissat Idir, Taleb Abderahmane, Omar Yacef.....