Santé : La médecine préventive vivement recommandée pour le traitement des maladies complexes

Publié par Dknews le 19-05-2014, 17h06 | 38

La médecine préventive a été vivement recommandée dimanche à Alger par des spécialistes pour le traitement des lésions lourdes dans les cas des maladies dites rares ou complexes.

Les participants au Colloque international sur «La génétique des maladies rares, des maladies complexes et leurs méthodes d’approche», ont mis l’accent sur la nécessité de «tendre vers la médecine préventive avant l’installation de lésions irréversibles ou lourdes à traiter et ce, en identifiant les marqueurs génétiques prédisposant».

Ce colloque qui a réuni, deux jours durant, des spécialistes algériens et étrangers (anthropologues, généticiens, biologistes, cliniciens), s’est penché sur plusieurs thèmes liés au traitement des pathologies complexes et aux maladies dites rares comme les surdités congénitales, le syndrome métabolique, la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Il s’agit, selon le Pr Akila Zenati, directrice du laboratoire de recherche «Biochimie génétique», d’une plate forme de discussions pluridisciplinaires pour une «meilleure compréhension» des maladies génétiques dites rares et des maladies génétiques complexes en vue de parvenir à une meilleure prise en charge des personnes touchées par ce genre de pathologies.

Elle a expliqué que dans le domaine de l’anthropologie génétique devenu de plus en plus important, la nouvelle approche «se base sur les caractéristiques biogénétiques de l’individu pour améliorer le diagnostic et le traitement».

«De cette façon, on tend vers la médecine personnalisée qui est plus efficace et plus économique, car elle est adaptée au traitement du cas par cas», a encore précisé le Pr Zenati, également chef de service du laboratoire central au CHU de Bab El-Oued (Alger).

Ce colloque qui est accompagné d’ateliers pratiques au niveau de ce même laboratoire, a été marqué, à la fin de ses travaux, par l’intervention du cheikh Cherif Kaher, membre du Haut conseil islamique (HCI) qui a présenté une communication sur le regard de la religion musulmane par rapport aux thèmes développés lors de cette rencontre scientifique.

En présence du président du HCI, cheikh Bouamrane, l’intervenant a indiqué qu’il y avait une «concordance parfaite» entre l’islam et l’éthique médicale, citant des cas plus précis dans le Saint Coran.