Enlèvements d’enfants : Le système de gestion informatique d’alertes bientôt opérationnel

Publié par DKnews le 26-09-2017, 15h36 | 28

Le système de gestion informatique d’alertes,   récemment mis en place par le ministère de la Justice pour contrer le   phénomène d’enlèvements d’enfants, sera bientôt opérationnel, a annoncé   lundi à Alger, le sous-directeur des Systèmes informatiques au ministère de   la Justice, Athmane Ould Ali.

«Le système de gestion informatique, récemment mis en place par le   ministère de la Justice pour lutter contre le phénomène d’enlèvements des  enfants, sera bientôt opérationnel au profit de tous les procureurs de la   République», a déclaré à l’APS, M. Ould Ali, en marge du séminaire sur   l’E-Justice, co-organisé par le ministère de la Justice et la Délégation de   l’Union européenne (UE) en Algérie.

Une application sera mise à la disposition des procureurs de la République   de sorte à ce que dès qu’un cas d’enlèvement d’enfant est signalé, ils (les   procureurs) sont saisis par les proches de la victime. Les procureurs   communiqueront, à leur tour, l’information au niveau central (ministère)   pour être ensuite largement divulguée à travers les médias.

Assurant que ladite application est déjà prête, le même responsable a   précisé que celle-ci sera fonctionnelle une fois réglés quelques détails   techniques, avant de souligner l’intérêt que représente ce nouveau système   dans la gestion de ce type d’affaires.

«Contrairement à ce qui se faisait jusque-là, ce système permettra une   gestion plus rapide et plus sécurisée des affaires de rapt d’enfants, dans   la mesure où le procureur jugera d’abord de l'intérêt et de l’efficacité ou   non de rendre public chaque cas et ce, dans le souci de préserver la vie de   l’otage», a-t-il explicité.

Et d’ajouter «ce ne sera plus le journaliste qui diffusera l’information   avec le risque de mettre la vie de l’enfant enlevé en danger, comme cela   s’est déjà fait par le passé alors que des enfants peuvent être tués dés   que les parents s'empressent de divulguer l’affaire en saisissant les   médias».

La mise en place de ce système informatique par le ministère de la Justice   a été impulsée, il y a quelques mois, par le gouvernement, dans le souci de   combattre le phénomène des rapts d’enfants, à la suite de la multiplication   des cas enregistrés au niveau national.

S’agissant du thème de la rencontre, le même responsable a mis en avant,   dans son intervention, les avancées importantes réalisées par le   département de la Justice pour asseoir une gestion informatisée de   celui-ci, citant notamment l’élargissement du réseau informatique   sectoriel.

«Il en est de même pour l’introduction de la nouvelle technique de   signature et de légalisation ainsi que du système de gestion des documents   judicaires (SGDJ)», a-t-il poursuivi, se félicitant de «l’impact positif de   la généralisation progressive de la E-Justice».

«Les hautes autorités du pays, et à leur tête le président de la   République, ont mis au c£ur de leurs préoccupations la réforme de la   justice, notamment sa modernisation», a déclaré de son côté, le Directeur   général du Centre de Recherche juridique et judicaire, Ahmed Chafai.

Parmi les objectifs fondamentaux de cette réforme, a-t-il détaillé, la   facilitation de l’accès à la justice, la célérité et l’efficacité dans le   traitement des affaires ainsi que l’amélioration de la prestation du   service public de la justice.