Alors que les parents d’élèves s’affairent à faire adopter à leurs chérubins le rythme de l’année nouvelle scolaire, des organismes spécialisés qui se sont penchés sur l’état des enfants en France, apportent quelques constats qui peuvent nourrir quelques inquiétudes ou à tout donner matière à réfléchir aux parents.
Dans un papier mis en ligne le 15 septembre, on apprend sur le site du journal français www.ouest-france.fr que « les petits ne cessent de perdre du temps de sommeil, révèle Le Parisien. Ils ont ainsi perdu quinze à vingt minutes de temps de sommeil en quinze ans, et une heure en un siècle. »
L’étude menée par trois chercheurs des universités de Tours et d’Orléans a permis d‘examiner « à la loupe les rythmes de 778 enfants, âgés de 5 à 10 ans, issus d’un échantillon représentatif d’écoles » pour se rendre compte que la tendance va crescendo. En effet, les enfants sont coincés entre deux rythmes de vie différents ; celui de la semaine avec un rythme scolaire et le week end, avec des veillées et généralement une grasse matinée. En plus, les chercheurs ont également noté l’impact négatif des journées de travail des parents qui conduisent souvent à des diners tardifs qui, selon le site du journal français, « viennent bousculer un peu plus encore la régularité des nuits enfantines. »
Pourtant, l’une des universitaires ayant conduit l’enquête de terrain a tenu à aviser que « le sommeil n’est pas plastique.
Le temps qu’on manque le soir n’est pas récupéré en dormant plus longtemps le matin.» Le plus étonnant dans tout cela, ont fait remarqué les chercheurs, est que, non seulement les parents d’élèves ne sont pas conscients de cette situation, amis ils continuent de croire que leurs enfants dorment trop.
Les écrans numériques sont par ailleurs pointés parmi les grands obstacles au sommeil des enfants ; en effet, l’étude a ou relever qu’un nombre important d’enfants (19%) des écoliers de maternelle, disposent d’un écran dans leur chambre. Ce déficit de sommeil ne semble pas avoir été suffisamment appréhendé, même si les chercheurs alertent sur les risques encourus, notamment de voir surgir « des difficultés de concentration à l’école ou des changements de comportement : certains enfants peuvent devenir apathiques, d’autres anormalement agités », retient ouest-france.fr.
Toujours en rapport avec l’état de santé général des enfants scolarisés, un autre point d’inquiétude est soulevé par une autre étude menée par un organisme de recherche australien, publiée sur les colonnes de l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity (IJBNPA), avant d’être reprise par l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses).
Il est remarqué que les enfants français, devenus trop sédentaires ont perdu pas moins de 25% de leurs capacités physiques. « Pire, les jeunes Français font partie de ceux qui bougent le moins », selon ouest-France.fr se référant à cette même étude ajoutant que « les collégiens mettent en moyenne quatre minutes pour courir 800 mètres quand il ne leur en fallait que trois en 1971.
Une réduction des capacités sportives qui s’expliquerait par un mode de vie de plus en plus sédentaire. » De son côté l’OCDE a pu également faire ressortir que « seulement 6 % des filles et 14 % des garçons français y pratiquent au moins une heure par jour d’activité physique, quand la moyenne européenne s’établit à 10 et 20 %. »
Pour rajouter à ce constat, l’étude australienne a également noté que « près des trois quarts des adolescents (71 %) âgés de 15 à 17 ans passent plus de quatre heures par jour assis ou couchés, en plus de la nuit ou du temps scolaire », et que la fréquentation des écrans numériques est également en fort développement ; « Les enfants entre 3 et 17 ans y consacrent désormais plus de deux heures chaque jour… C’est vingt minutes de plus qu’il y a huit ans », souligne ouest-france.fr.