Corée du Nord : Nouveau tir de missile nord-coréen, condamnations internationales et l'ONU promet de sanctions renforcées

Publié par DKnews le 29-05-2017, 16h26 | 27

Une condamnation a été exprimée lundi par des capitales étrangères à la suite du nouveau tir de missile procédé lundi par Pyongyang qui s'est abattu dans la zone économique japonaise, rapportent des médias.

A cet effet, Washington menace Pyongyang qui n'a pas respecter les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisant de poursuivre ses programmes balistique et nucléaire, d'une intervention militaire, selon des médias.

Ce nouveau tir de missile est le troisième en trois semaines et le 12e depuis le début de l'année.

Il est intervenu deux jours après que les dirigeants du G7, réunis à Taormina, en Italie, et qui ont qualifié samedi les tests nucléaires et de missiles nord-coréens de «menace grave.»
L'armée américaine a affirmé que le missile de courte portée avait volé six minutes, et Tokyo a précisé que le missile était tombé dans la zone économique exclusive (EEZ) japonaise, une zone maritime qui s'étend jusqu'à 200 milles marins (environ 370 km) des côtes nippones.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a aussitôt condamné ce tir et souhaité une «réaction concrète» avec les Etats-Unis.

«Nous ne tolèrerons jamais que la Corée du Nord continue ses provocations et ignore les avertissements répétés de la communauté internationale», a déclaré M. Abe à des journalistes.
«Comme agréé lors du sommet du G7, le problème nord-coréen est la première priorité de la communauté internationale», a-t-il ajouté.

En dépit des déclarations très fermes de Donald Trump, qui se dit prêt à régler seul le problème nord-coréen, son secrétaire à la Défense James Mattis a estimé lors d'une interview diffusée dimanche, avant le dernier tir, qu'une guerre avec Pyongyang serait «catastrophique».

«Le régime nord-coréen a des centaines de pièces d'artillerie et de lanceurs de roquettes à portée de l'une des villes les plus densément peuplées de la Terre, qui est la capitale de la Corée du Sud», a-t-il dit sur CBS News.

A Séoul, le nouveau président, Moon Jae-In, a convoqué une réunion du conseil de sécurité nationale, selon Yonhap.

«Que le Nord répète une telle provocation après l'investiture de notre nouvelle direction (...) constitue un défi direct à nos demandes de paix et de dénucléarisation de la péninsule coréenne», a déclaré le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

Vendredi lors d'une rencontre bilatérale avec Shinzo Abe, Donald Trump avait affirmé que le «problème Nord-Coréen» serait «résolu à un moment donné».

La Chine, seule alliée de Pyongyang, et les Etats-Unis négocient depuis des semaines une nouvelle résolution qui resserrerait l'étau autour de la Corée du Nord mais aucun texte n'a encore émergé de ces tractations.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a menacé Pyongyang de sanctions renforcées.