L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi purgera sa condamnation à un an de détention sous forme de travaux d'intérêt général (TIG), a décidé mardi le tribunal d'application des peines de Milan dans un jugement publié par les médias.
L'ex-Cavaliere a été condamné définitivement en août dernier à quatre ans de prison dont trois amnistiés pour fraude fiscale (procès Mediaset). Ses avocats avaient demandé la semaine passée qu'il bénéficie du régime des TIG plutôt qu'être assigné à domicile, ce qui lui donne beaucoup plus de liberté de mouvement.
Le «tribunal de surveillance» milanais a décidé que M. Berlusconi devra se rendre une fois par semaine, seulement, dans un centre médicalisé pour handicapés et personnes âgées dépendantes dans la banlieue de Milan, à Cesano Boscone (20.000 habitants). Il devra y rester «au moins quatre heures».
L'ex-Cavaliere ne devra pas quitter la Lombardie (région de Milan) mais sera autorisé à se rendre du mardi au jeudi à Rome, comme l'avait demandé celui qui reste président du parti Forza Italia (centre droit). «Il devra être de retour à son domicile à 23H00 (21H00 GMT) le jeudi même», a précisé dans sa décision, le président du tribunal, Pasquale Nobile de Santis.
Les avocats de M. Berlusconi ont exprimé dans un communiqué leur «satisfaction pour la décision du tribunal de surveillance» qu'ils ont qualifiée «d'équilibrée eu égard aussi aux activités politiques du président Berlusconi».