L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, apparaît comme le favori pour succéder à John Kerry au Département d’Etat, ont rapporté mardi des médias américains citant de hauts responsables de l’équipe de transition du président élu, Donald Trump.
Giuliani est actuellement le candidat potentiel sur la liste de Trump pour occuper le poste de chef de la diplomatie américaine, bien qu’il ait une modeste expérience en matière de politique étrangère, relève une des sources qui a requis l’anonymat.
Le candidat a confirmé lundi soir, lors d’une rencontre organisée par le Wall Street Journal, qu'il était intéressé par le poste de secrétaire d’Etat, en expliquant ses points de vue sur la politique étrangère américaine qui convergent avec ceux de Trump.
Mais Associated Press, a rapporté mardi que l’ancien représentant des
Etats-Unis auprès des Nations Unies, John Bolton, était toujours en lice pour ce poste bien que Giuliani part comme favori dans cette course vers le département d’Etat.
Giuliani a déclaré lui même que Bolton était un "très bon choix" mais lorsqu’il a été interrogé sur le meilleur candidat pouvant occuper ce poste il n’a pas à hésité à répondre "Peut-être moi".
Donald Trump envisage également de faire appel à Richard Grenell, l’ancien porte parole du président Georges Bush aux Nations Unis pour occuper le poste du représentant des Etats-Unis auprès de l’ONU.
Selon la presse américaine, Giuliani, 72 ans, serait "un choix hors du commun" pour diriger le département d’Etat. Ultraconservateur cet ancien procureur fédéral est connu pour sa politique pure et dure à l’égard de plusieurs questions internationales.
Bolton cumule, quant à lui, une longue expérience dans la diplomatie, mais certaines de ses positions ont été jugées extrêmement sévères. En 2015 il avait préconisé de bombarder l’Iran pour arrêter son programme nucléaire.Donald Trump devrait rencontrer mardi son vice président, Mike Pence, pour examiner une liste des candidats aux postes clé de la nouvelle administration.
Cette réunion intervient après des réactions intenses suite à la nomination dimanche de Steve Bannon, porte voix d’un mouvement anti-immigration, comme haut conseiller du nouveau président américain. "Après avoir remporté la présidence mais avoir perdu le vote populaire, le président élu Trump doit unir les Américains et ne pas continuer à attiser les flammes de la division et du fanatisme", a déclaré Nancy Pelosi, leader démocrate à la chambre des représentants.
Pelosi a qualifié la nomination de Bannon de "signal alarmant" qui confirme que Trump est "resté attaché" à ses visions défendues pendant la campagne électorale.
Bannon a dirigé un site d’informations ultraconservateur, Breitbart News à travers lequel il avait soutenu "alt-right", un mouvement souvent associé aux efforts de l'extrême droite qui appelle à préserver "l'identité blanche" et à s'opposer au multiculturalisme.
Le président Barack Obama a évité lundi, au cours d’une conférence de presse, de critiquer le choix porté sur Bannon mais a encouragé Trump à envoyer des signaux d’unité afin d’atteindre les groupes minoritaires qui étaient préoccupés par son discours conservateur pendant la campagne électorale.
"Je pense que c'est une chose qu'il voudrait bien faire", a-t-il dit.