Centrafrique : conférence des donateurs internationaux jeudi à Bruxelles

Publié par DK News le 15-11-2016, 16h58 | 35

Une conférence des donateurs internationaux au profit de la Centrafrique aura lieu, jeudi à Bruxelles, pour financer le retour d'une paix fragile dans le pays après un conflit qui a fait des milliers de morts.

Comme pour l'Afghanistan, la "conférence des donateurs de Bruxelles" doit annoncer des aides financières sur plusieurs années pour ce pays de près de cinq millions d'habitants dont la pauvreté a encore été aggravée par quatre ans de guerre civile.

La conférence se tient après l'intervention militaire de la force française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca, 12.000 hommes), qui ont enrayé les tueries communautaires entre rebelles Séléka se disant défenseurs de la minorité musulmane et miliciens anti-balaka se prétendant protecteurs des chrétiens.
La Centrafrique a même pu élire en début d'année un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, parti pour Bruxelles dès dimanche.

"Nous revenons de très loin et le pays est à reconstruire. Nous travaillons pour la paix mais nous sommes dans une situation extrêmement fragile", a  déclaré à l'AFP M. Touadéra, qui tiendra le même discours aux donateurs (France et Etats-Unis, Union européenne, Banque mondiale, FMI...).
Le président centrafricain se trouve en effet à la tête d'un Etat sans armée ni administration et dont une large partie du territoire se trouve sous le contrôle de groupes armés.

Dans la capitale belge, le président Touadéra va présenter sa stratégie et ses priorités: le désarmement, la restructuration des forces armées, un dispositif de réconciliation nationale, l'installation d'une Cour pénale spéciale (CPS) pour juger les crimes de guerre, les besoins sociaux de base..., a-t-on indiqué. La Centrafrique espère que la communauté internationale lui promettra "1,6 milliard de dollars sur trois ans, et trois milliards sur cinq ans", avance le président.
M. Touadéra devra aussi fournir aux donateurs des gages d'une bonne utilisation des fonds. "La lutte contre la corruption est un élément important", admet-il.