La Cour suprême palestinienne a décidé lundi que les élections municipales, qui devaient être le premier scrutin depuis 10 ans à se tenir à la fois en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza, n'auraient lieu qu'en Cisjordanie.
Ces élections étaient censées être les premières depuis 2006 organisées conjointement en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza.
L'Autorité palestinienne, reconnue internationalement, siège à Ramallah, en Cisjordanie occupée par l'armée israélienne.
Les municipales auraient pu contribuer à un rapprochement. Mais elles ont une nouvelle fois mis au jour les divisions palestiniennes.
Le président de la Cour suprême, instance relevant de l'Autorité palestinienne, a ordonné devant une salle d'audience bondée la reprise du processus électoral, suspendu en septembre en raison des dissensions.
Mais il a estimé que les tribunaux dans la bande de Ghaza n'apportaient «pas les garanties» nécessaires. Ces tribunaux ont invalidé récemment des listes du Fatah, qui domine l'Autorité palestinienne.
Aucune nouvelle date pour la tenue du scrutin n'a été fixée. Mais l'agence officielle palestinienne Wafa a rapporté que cette question serait tranchée d'ici un mois.