Présidentielle 2014- Campagne électorale : La démocratie vaincra

Publié par Kamel Cherif le 06-04-2014, 18h50 | 29

Ce qui s’est passé à Béjaïa contraste avec le discours développé par les candidats à l’élection présidentielle du 17 avril. Toute la classe politique et tous les candidats sans exception ont axé leur discours et programme de campagne sur la stabilité et la sérénité dans le pays. 


Tous les candidats qui sont en lice ont condamné les actes de violences qui s’étaient produits à Béjaïa, avant-hier. Cette réaction unanime de la part des partis politiques mais aussi des habitants de Béjaïa eux-mêmes, dénote que les actes de vandalisme ne sont pas spontanés ou innocents mais provoqués par des parties qui ont fini par être démasquées. 

Pour rappel, des parties et partis ont appelé au boycott de l’élection présidentielle. D’autres ont préconisé la suspension ou l’arrêt du processus électoral et ont opté pour une période de transition. Pire encore, il y en a même ceux qui ont appelé ou sollicité une intervention étrangère, comme si le pays est à feu et à sang. 

Ces comportements expliquent en grande partie les événements de Béjaïa, ville d’art et d’histoire, ville de paix et de sérénité. Une ville qui est une destination privilégiée des touristes nationaux du fait de la mentalité de ses habitants, très émancipés et surtout pacifiques et hospitaliers. 

Il est donc à se demander comment des «habitants» d’une ville aussi paisible aient pu porter atteinte à l’image de marque de Béjaïa, appelée à juste titre la Bougie ou «l’âme de la Kabylie», pour reprendre le terme du regretté chanteur Cherif Kheddam.  Les Algériens ont payé un lourd tribut pour recouvrer la paix et la sérénité et ne sont pas disposés à retourner à une période marquée par l’instabilité et l’insécurité.

Ceux qui tentent de manipuler des perturbateurs pour allumer le feu de la fitna dans le pays et entraîner l’Algérie dans ce qui est appelé «le printemps arabe» finiront par être vomis par les Algériens, épris de paix et de sérénité ! Quoi qu’il en soit, les élections se déroulent le plus normalement au grand dam des comploteurs et l’Algérie est loin d’être une République bananière. Le processus électoral est déjà enclenché et la démocratie vaincra !