60 % des récifs coralliens du monde sont menacés par des activités locales et 50 % des réserves de poissons dans les grands écosystèmes marins (GEM) sont surexploitées, ont indiqué mercredi les nouveaux chiffres des évaluations mondiales.
"60 % des récifs coralliens du monde sont aujourd’hui menacés par des activités locales, 50 % des réserves de poissons dans les grands écosystèmes marins (GEM) sont surexploitées et 64 des 66 GEM ont subi le réchauffement de l’océan ces dernières décennies", ont précisé ces chiffres publiés par la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco sur l’état de la haute mer et des grands écosystèmes marins.
Les évaluations de la commission identifient les impacts cumulatifs croissants du changement climatique et des activités humaines sur les écosystèmes marins, ainsi que les conséquences sur l’océan au niveau frontalier et transfrontalier.
"Cela conduit à la détérioration de leur état de santé et au déclin de la productivité des ressources, en raison notamment des impacts de la pêche non durable et de la pollution", a expliqué un communiqué de l’Unesco, soulignant le manque d’engagement national et de gouvernance intégrée des eaux transfrontalières à l’échelle mondiale "menace également d’amplifier ces impacts négatifs".
Selon la même source, les résultats de l’évaluation de l’océan et des GEM mettent en évidence "le risque d’une aggravation désastreuse" des impacts cumulatifs des aléas locaux et mondiaux sur les écosystèmes marins avant 2030 et 2050, des activités touristiques au changement climatique.
Cependant, le maintien de la santé et de la productivité des ressources de ces systèmes d’eaux transfrontalières permettra, a-t-on estimé, "d’aider les pays à réaliser les objectifs mondiaux pour la réduction de la pauvreté et de la faim, ainsi que pour la promotion de la croissance économique durable".
Les grands écosystèmes marins apportent à eux seuls, selon l’Unesco, 28 000 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, "grâce aux services écosystémiques, c’est-à-dire les bienfaits fournis par la nature : le poisson pour l’alimentation et le commerce, les services culturels pour le tourisme et les loisirs, la protection des côtes des inondations et de l’érosion, ainsi que les bienfaits moins tangibles, résultant des liens culturels, spirituels et esthétiques avec la nature".