En automne, c'est bien connu, les cheveux virent à la botte de foin et tombent par poignées. Une mésaventure qui ne vous arrivera pas si vous prenez vos cheveux en main dès cet été.
Cheveux: conservez une belle couleur
Si vous tenez à faire une couleur avant de partir buller, il faut choisir les couleurs ton sur ton sans ammoniaque qui, au fil des semaines, évolueront naturellement ce qui créera de jolis reflets. Sauf qu’en été, on cumule facilement le chlore, le sel et le soleil : le trio mortel de la coloration ! Les écailles du cheveu s’écartent suite à l’altération de son film hydrolipidique. Résultat : cheveux secs, pointes fourchues et éclat en berne.
Pendant les vacances : commencez une cure de gélules solaires trois semaines avant le départ (et à poursuivre encore deux mois) pour hydrater votre organisme de l’intérieur et faire le plein d’antioxydants, vos meilleures armes contre le rayonnement UV. Au soleil, appliquez une crème de monoï sur vos cheveux secs ou légèrement humides aussi souvent que nécessaire. Le soir, après un bon brossage tête en bas, shampooing obligé avec un produit spécial soleil, puis pose d’un masque nourrissant puis rinçage soigneux. Deux fois par semaine, remplacez le masque par un soin repigmentant.
Et en septembre ? Prenez rendez-vous avec un bon coloriste et allez-y avec le modèle de vos rêves trouvé dans un magazine. Oui, même pour la couleur. Car "noisette" n’évoque pas la même nuance à tout le monde. Alors, pour bien se comprendre, on se parle par images interposées. Et, comme sur la plage, on continue à prendre le plus grand soin de ses cheveux, avec des shampooings et des soins après-shampooing pour cheveux colorés .
Cheveux: prenez-en soin
Même avec la meilleure volonté du monde, on finit par martyriser nos cheveux sans même le savoir. Il suffit de petits gestes machinaux répétés à l’envi, de techniques de coiffage comme le brushing mal exécutées ou trop fréquemment pour que nos cheveux, déjà fragilisés par le soleil et le sel, finissent par déclarer forfait. C’est dès les vacances qu’il faut changer ses habitudes pour que nos cheveux abordent la rentrée en pleine forme.
Pendant les vacances: brossez-vous les cheveux dans le bon sens, c'est-à-dire en partant des pointes et en remontant. Laissez-les naturels aussi souvent que possible car les laques et autres gels fixants ont le chic de dessécher les cheveux car ils contiennent tous de l’alcool. Autre actif à fuir, le silicone qui fait briller et gaine tellement le cheveu qu’il lui enlève tout tonus naturel. Pour le dépister, on lit les étiquettes, si "dimethicone" apparaît en début ou milieu de liste, on zappe ! En fin de citation, on peut faire un écart de temps à autre, mais un écart très contrôlé !
Et en septembre ? Filez chez le coiffeur vous faire couper les fourches avant que le cheveu ne casse. Une bonne coupe avec, si possible, la possibilité d’un séchage naturel pendant quelque temps. Surtout pas de lisseur au quotidien, il n’y a pas plus efficace pour dessécher le cheveu et le rendre terne. Quant au séchoir, contrairement à la brosse, on l’utilise de la racine vers les pointes pour lisser les écailles dans le bon sens. Et on le règle sur une température moyenne pour éviter de brûler le cheveu.
Cheveux: évitez la chute
En automne, c’est réglé comme du papier à musique : nos tifs font les frais de la loi sur la pesanteur. En clair, on les retrouve au fond de la baignoire, dans son assiette, sur son col… Pourquoi une telle chute ? Parce que les rayons solaires augmentent la sécrétion des hormones responsables de la croissance des cheveux. S’il sont plus nombreux qu’avant au fond de la baignoire, c’est aussi parce qu’ils arrivent plus nombreux en fin de vie ! Rien de grave, donc ! Quand la croissance sera ralentie, la chute s’endiguera d’elle-même. Mais on peut prévenir la chute par de petites astuces.
Pendant les vacances : équilibrez votre alimentation qui doit apporter suffisamment de protéines, constituant de la kératine, et de vitamines, notamment de la B6. Cela n’empêchera les cheveux en fin de vie de tomber mais favorisera une bonne repousse.
Et en septembre ? Une fois la chute amorcée, on stimule son cuir chevelu avec un complexe d’huiles essentielles ou des soins spécifiques en cure de 21 jours, tout en continuant d’équilibrer ses menus. Eventuellement, une fois la cure de gélules solaires terminée, on peut envisager de prendre des compléments alimentaires capillaires pendant deux mois.
Comment discipliner Les cheveux secs ?
Difficiles à discipliner, les cheveux secs sont responsables d’un inconfort majeur. Comment rectifier ce terrain désagréable ? Et pourquoi utiliser des produits pour cheveux secs ?
Avec un aspect de paille, ils sont rêches au toucher, ternes, cassants, fourchus, difficiles à coiffer et à démêler, particulièrement électriques… Ne cherchez pas davantage, vous avez les cheveux secs ! Deux raisons possibles : un déficit constitutionnel au niveau de la sécrétion sébacée ou une agression temporaire.
Secs en réaction à…
Un excès de soleil, d’eau de mer, d’eau chlorée, de shampooings trop détergents, de permanentes, de brushings trop chauds, de brossages intensifs, de décolorations ou de colorations… figurent parmi les causes les plus fréquentes d’agression occasionnant une sécheresse capillaire . La première mesure consiste donc à supprimer la ou les causes.
Secs par nature
Les cheveux dits « normaux » sont correctement lubrifiés par le sébum. Les écailles sont aplaties et bien imbriquées les unes dans les autres. Mais lorsque le cuir chevelu et les cheveux sont insuffisamment protégés et lubrifiés, les conséquences ne passent pas inaperçues.
Particulièrement lisse, le cuir chevelu devient facilement irritable. Il perd de sa souplesse provoquant un inconfort cutané, des tiraillements et des squames (pellicules sèches). Les cheveux deviennent secs, cassants et ternes. Ils présentent alors une porosité et une fragilité accrue avec souvent des pointes qui fourchent. Les écailles se soulèvent rendant les cheveux vulnérables.
Comment agissent les produits « cheveux secs » ?
Shampooings , masques, baumes… « spéciaux cheveux secs » vont venir restaurer le film hydrolipidique, protéger les cheveux et leur apporter les éléments nutritifs essentiels. Les shampooings vont contenir des bases lavantes très douces et des agents antistatiques pour faciliter le brossage et le démêlage. En cas de cheveux secs, il est conseillé d’utiliser un shampooing nourrissant et réparateur une à deux fois par semaine. Pour une cure intensive, il est bienvenu de compléter le traitement par un masque hydratant de façon hebdomadaire ou, pour un entretien, par un soin après-shampooing hydratant sans rinçage.
Un remède miracle contre les cheveux gris
Adieu les cheveux gris ! Un traitement miracle pour repigmenter les cheveux et la peau vient d'être découvert par des chercheurs hollandais, allemands et britanniques. Un nouveau traitement pourrait bouleverser la vie des personnes souhaitant cacher leurs cheveux grisonnants ou traiter la peau en cas de vitiligo, cette maladie caractérisée par une dépigmentation de l'épiderme. Découvert par des chercheurs hollandais, allemands et britanniques, et annoncé par la revue scientifique The Faseb Journal, le composé en question, une enzyme catalase modifiée, agit en inversant le stress oxydatif responsable de la décoloration des cheveux et la dépigmentation de la peau .
"À ce jour, il ne fait aucun doute que la perte soudaine de la pigmentation de la peau et de la couleur des cheveux peut affecter les personnes à plusieurs niveaux", affirme l'auteur de l'étude, Karin Schallreuter, avant d'ajouter que "l'amélioration de la qualité de vie après une repigmentation totale ou partielle a été documentée". Les recherches ont été menées sur 2 411 patients atteints de vitiligo. En rétablissant leurs niveaux d’enzymes anti-oxydantes, les scientifiques ont réussi à pigmenter la peau et les cils des patients. Pour le moment, la date de mise sur le marché du produit n'a pas encore été annoncée.
Pellicules :quels traitements pour quels symptômes?
On se gratte, ça démange, ça rougit, des pellicules apparaissent... Le cuir chevelu signale son inconfort. Il est temps de réagir et de le traiter avec des solutions adaptées.
Du simple gratouillis au problème plus sérieux de psoriasis, le cuir chevelu peut nous mettre dans tous nos états ! Aujourd'hui, le problème des pellicules et du cuir chevelu sensible touche un homme sur deux, mais concerne également 44 % des femmes. « Les connaissances physiologiques en matière de cuir chevelu ont évolué : « l'effet réservoir » du follicule sébacé est une découverte scientifique importante, explique le Dr Vincent Durosier, médecin généraliste et directeur médical des laboratoires Ducray.
Les molécules actives de petite taille contenus dans les produits traitants pénètrent à la base du cheveu jusqu'au derme, et agissent ainsi sur une longue durée. » En clair, une fois appliqué sur le cuir chevelu, un shampooing ou une lotion reste efficace pendant 24 heures et jusqu'à plusieurs jours.
De plus, depuis peu, les shampoings traitant les problèmes de cuir chevelu se sont nettement améliorés. Les laboratoires proposent désormais des produits beaucoup plus agréables à utiliser, grâce à des galéniques proches des shampooings classiques.
Ces produits autrefois très médicaux « sont devenus de véritables soins pour la beauté des cheveux, qui préservent aussi l'éclat et la brillance », souligne le Dr Durosier. Il n'y a plus à choisir entre efficacité et douceur, d'autant que les problèmes de cuir chevelu sont généralement associés à des cheveux fatigués et en manque de tonus. Qui dit efficacité longue durée, dit aussi traitement plus efficace...
Pour de simples squames, un soin antipelliculaire
A l'état normal, le cuir chevelu est recouvert de squames qui s'éliminent naturellement au lavage et au brossage. Il arrive que ce processus s'emballe et soit perturbé. Les pellicules apparaissent alors sous forme de squames visibles plus ou moins épaisses, blanches ou jaunes, adhérentes ou tombant en neige sur les épaules selon la nature du cuir chevelu (tendance grasse ou sèche).
En cause, tout ce qui peut agresser la peau du cuir chevelu, que ce soit des facteurs internes (stress, maladie, fatigue) ou externes (pollution, cosmétiques, chaleur, froid, frottements). Face à ces agressions, le cuir chevelu réagit et son renouvellement épidermique s'emballe. Plus épaisse, la couche de cellules cornées desquame de manière importante sous la forme de pellicules.
L'inflammation provoque la prolifération d'un champignon, le malassezia, naturellement présent sur le cuir chevelu. Un cercle vicieux s'installe. La multiplication du champignon entraîne l'inflammation, laquelle développe l'hyperprolifération des kératinocytes qui, à son tour, alimente le champignon.
On évite les frictions excessives, en particulier les gommages du cuir chevelu . Mais aussi les agressions dues à des coups de brosse intempestifs, des coiffures trop serrées comme les tresses, la chaleur du séchoir, l'utilisation d'agents lavant trop agressifs et de produits de styling occlusifs (contenant, par exemple, de la paraffine).
Un simple shampooing suffit si la base lavante douce contient un antifongique pour limiter le développement du champignon (piroctone olamine, zinc pyrithione, ichthyol), un actif apaisant pour soulager les irritations (bisabolol, glycocolle) et un kératolytique pour éliminer les squames du cuir chevelu (acide salicylique, glycolate de guanidine). Des agents de soin chouchoutent la fibre capillaire (glycérine, huiles végétales ou de synthèse). Il faut laisser poser le shampooing entre trois et cinq minutes afin de le lui permettre d'agir.
Le traitement agit entre 15 jours à 3 semaines à raison de deux à trois applications par semaine. Afin d'éviter les récidives, un shampoing d'entretien est préconisé tous les 8 à 15 jours. Une lotion est complémentaire, mais pas obligatoire. Elle contient les mêmes ingrédients que le shampoing afin d'augmenter l'efficacité du traitement au quotidien. Elle doit se choisir peu ou pas alcoolisée pour ne pas dessécher le cuir chevelu.
Quand aller voir un dermato ? Si l'emploi des shampooings et des lotions anti-pelliculaires n'a donné aucun résultat dans le mois qui suit, que les symptômes s'aggravent. Les traitements médicaux correspondent à des anti-inflammatoires plus puissants, c'est-à-dire des corticoïdes locaux sous forme de shampoing, mousse, crème et lotion destinés à rétablir le cycle normal de 28 jours du renouvellement épidermique.
Contre la dermite séborrhéique, un traitement spécifique
La peau du crâne présente toujours un prurit, c'est-à-dire des picotements, des démangeaisons, des sensations désagréables d'échauffement et de tiraillement, parfois des rougeurs, mais pas toujours des pellicules ou des squames. Cette affection, qui touche moins de 5 % de la population, peut avoir divers degrés : de modérée à sévère, le traitement sera adapté aux besoins.
La dermite séborrhéique n'est pas une maladie, mais un état naturel de la peau chez certaines personnes. Une fois déclenchée, l'inflammation s'associe à un renouvellement épidermique trop rapide et à une prolifération du champignon naturel de cuir chevelu, le malassezia. Parmi les principaux facteurs déclenchant, on trouve la pollution, le stress, la prise de certains médicaments, l'eau calcaire, les lavages trop agressifs, les brossages répétés, la chaleur du séchoir, une eau de rinçage trop chaude, les tensioactifs anioniques trop décapants.
Un simple shampooing suffit si l'on troque son shampoing habituel par un shampoing haute tolérance sans conservateur et sans parfum contenant un minimum d'ingrédients, c'est-à-dire une base lavante douce (sans sulfates) avec un actif antiprurigineux, tel que le polidocanole et un agent anti-fongique (piroctone olamine, zinc pyrithione, ichthyol).
Dès le premier shampoing, un soulagement se fait sentir. En quelques jours, tout rentre dans l'ordre. Une lotion est nécessaire, car elle calme les démangeaisons, grâce à des actifs apaisants comme le bisabolol. Une fois par jour, le soir de préférence, elle s'applique raie par raie avant de masser doucement sans frotter.
Lorsque les symptômes persistent en dépit d'un changement d'habitudes dans le soin des cheveux, il faut voir un dermato. Ce spécialiste détermine alors la part de l'inflammation et de la desquamation dans la dermite séborrhéique.
Car en soignant l'une, on risque d'aggraver l'autre. Si les pellicules sont visibles et gênantes (dermite sévère), le médecin prescrit un shampoing kératolytique efficace, mais aussi très décapant pour le cuir chevelu. Afin d'obtenir une action durable, et en cas de dermite très inflammatoire, un traitement topique médical à base de corticoïdes vient s'ajouter sous forme de crème, mousse ou lotion à appliquer tous les jours.
En cas de psoriasis, on va chez le dermato
Considérée comme auto-immune, le psoriasis peut également atteindre le cuir cheveu sous forme de plaques épaisses et en relief, de squames adhérents et jaunes, reposant sur une base inflammatoire. Le prurit est constant et l'aspect esthétique de la chevelure est mis à mal.
On ne connaît pas les causes de la maladie, mais on sait qu'elle est génétiquement déterminée et qu'elle correspond à un renouvellement épidermique accéléré de huit jours au lieu de 28 normalement. L'état inflammatoire est chronique, et rythmé par des poussées, qui ont lieu sous l'influence du stress, de la fatigue, du surmenage et de la prise de médicaments. Cette maladie de peau est systématiquement aggravée par les frottements, que ce soit le port de couvre-chefs trop serrés comme un casque de moto ou un bonnet, les gommages, les frictions avec une serviette, le simple fait de se gratter...
Cette maladie de peau se soigne , mais ne se guérit malheureusement pas. Le traitement local consiste en l'application d'un shampoing à la cortisone forte que l'on laisse agir 15 minutes sur le cuir chevelu non mouillé avant d'émulsionner. Un jour sur deux, on alterne avec un shampoing anti-pelliculaire (Kelual DS Ducray) que l'on pose sur le cuir chevelu une à deux heures avant de procéder au shampooing. Le psoriasis se traite également grâce à l'application d'une crème à la cortisone forte et un dérivé de vitamine D. Il faut patienter 6 à 8 semaines pour voir les premières améliorations. Les traitements oraux sont réservés aux cas les plus graves.