Près de 200 prisonniers, entre rebelle du mouvement Ansaruallah, dit Houthi, et combattants loyalistes, ont été échangés samedi dans la ville de Taëz (sud-ouest), entre les parties en conflit au Yémen, a indiqué le chef d'une des tribus supervisant l'opération.
«Les forces progouvernementales yéménites ont libéré 118 rebelles Houthis en échange de 76 combattants loyalistes», a déclaré le chef tribal Abdoullatif al-Mouradi qui a mené la médiation. «Des responsables locaux favorables au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi ont confirmé que tous les prisonniers libérés dans le cadre de l'échange sont des combattants».
«Cette opération n'est pas liée aux pourparlers de paix en cours au Koweït sous l'égide de l'ONU», ont-ils précisé. Ouvertes il y a huit semaines, ces discussions peinent à progresser entre les deux camps: celui du président yéménite soutenu par une coalitionmilitaire arabe menée par l'Arabie saoudite et celui des rebelles Houthis alliés aux partisans de l'ancien chef d'Etat yéménite Ali Abdallah Saleh.
L'émissaire de l'ONU pour le Yémen avait tenté, en vain, d'obtenir des rebelles et du gouvernement la libération de la moitié des prisonniers qu'ils détiennent avant le ramadan. Moins de 250 prisonniers avaient cependant été libérés 187 par les Houthis et 52 enfants capturés par l'Arabie saoudite. Malgré une trêve entrée en vigueur le 11 avril, les combats se poursuivent dans plusieurs régions. Le conflit au Yémen a fait plus de 6.400 morts et 30.000 blessés depuis mars 2015.