Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi s'est déclaré «insatisfait» hier des résultats du premier tour des élections municipales partielles de la veille, notamment à Naples, où la candidate qu'il avait soutenue n'est même pas qualifiée pour le second tour.
«Nous ne sommes pas contents, et nous aurions voulu mieux faire, surtout à Naples, où le résultat est le pire du PD», le Parti démocrate dont il est secrétaire national et qui est la première force politique du pays.
Dans cette grande ville du sud la candidate du PD, Valeria Valente, n'a obtenu dimanche que 21,21% des voix, loin derrière le maire sortant (indépendant) Luigi De Magistris, 42,64%, et le représentant du centre-droit, Giovanni Lettieri (24,06%). «A Naples, nous avons un gros problème, depuis quelques années déjà nous ne parvenons pas à nous y faire entendre», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
Le président du conseil italien est également revenu sur les bons scores réalisés à Rome et Turin par le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, populiste), dont les deux candidates iront aux second tour. «A Rome, a-t-il souligné, le M5S fait un très bon résultat», sa candidate, Virginia Raggi étant arrivée en tête avec plus de 35% des voix, devant le représentant du PD, Roberto Giachetti, 24,85%, auteur d'un résultat en forme de «demi-miracle». Mais, a-t-il ajouté, «il ne faut pas oublier que le M5S a échoué à Milan, Trieste, Naples etc...». Donc il est difficile de juger, a-t-il poursuivi, répétant qu'il était «insatisfait» de la carte politique dessinée à l'issue de ce premier tour.