La révision de la Constitution est "un projet de société" qui met en place les jalons d’une Algérie forte et stable, a estimé mardi à Constantine le porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), Seddik Chiheb.
"Après la réconciliation nationale et la mise en place des infrastructures de base du pays, le projet de révision de la Constitution est une autre étape devant accompagner les grandes mutations (…) pour une vingtaine d’années au moins pour aboutir à la libération des initiatives’’, a précisé M. Chiheb au cours d’un meeting régional qui a réuni au centre culturel Benbadis de nombreuses femmes parmi les militantes et les sympathisantes du RND.
Soulignant que si la "révision partielle de la Constitution", en 2008, avait introduit un système de quotas pour une meilleure représentation politique de la femme en Algérie, l’actuel projet de la révision Constitutionnelle devra, a-t-il poursuivi, "provoquer un autre déclic pour la promotion de la parité homme-femme dans notre pays".
Le porte-parole du RND a évoqué, dans ce contexte, l’article 31 de l’avant-projet de révision de la Constitution qui précise que l’introduction de la notion de promotion de la parité hommes-femmes sur le marché de l’emploi est "un pas significatif" dans la promotion de la femme.
M. Chiheb, mettant en exergue l’encouragement de l’Etat à la promotion de la femme dans des postes de responsabilités au sein des institutions et des administrations publiques, ainsi qu’au niveau des entreprises, a soutenu que la réalité du terrain a "prouvé que là où les femmes occupent des postes de responsabilité, il y a moins de corruption".
Abordant le volet de la "préservation de la cohésion sociale", le porte-parole du RND a affirmé que le projet de révison Constitutionnelle œuvre à "la réduction des inégalités sociales, à la promotion de la justice sociale et à l’élimination des disparités régionales".
A propos des dispositions de l’article 51 exigeant la nationalité algérienne exclusive pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques, et de "la polémique" soulevée certains membres de la communauté algérienne à l’étranger, M. Chiheb, considérant que ceux qui "propagent l’idée d’une exclusion font fausse route", a soutenu que l’article 24 du projet "assure la protection des droits et des intérêts des citoyens à l’étranger et veille au renforcement de leurs liens avec leur pays d’origine".
(APS)