1er Festival d’Annaba du film méditerranéen : Les douleurs des familles des disparus de la guerre du Liban sur le grand écran

Publié par DK News le 06-12-2015, 17h03 | 29

Le long métrage libanais «Waynon», projeté samedi soir à Annaba en compétition dans le cadre du 1er Festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM), transpose à l’écran les souffrances des proches des disparus de la guerre civile du Liban (1975-1990).

îuvre de sept réalisateurs libanais, le film basé sur un scénario de Georges Khabbaz, s'intéresse aux familles des disparus de la guerre civile du Liban qui espèrent un retour miraculeux de leurs proches.

La trame s’articule autour de sept séquences essentielles réalisées distinctement par des étudiants qui se sont étalés, chacun, sur l’histoire douloureuse d’une parente de disparu.

Le scénario, axé essentiellement sur  la douleur ressentie  par les proches des disparus, évolue progressivement pour se détourner progressivement de sa lignée initiale et se noyer dans des aventures amoureuses qui lui ont donné un souffle plutôt  romantique.

Le film impressionne par une mise en scène bourrée d’accessoires de décor luxueux et de grands plans sublimes. Toutefois, la réalisation s’est éloignée de son sujet initial- les disparus- en versant dans des histoires mélancoliques rythmées par des coups de musique de musique lacrymale.

A force de vouloir susciter de l’émotion, le film a basculé dans la romance, un genre cinématographique  qui ne sied pas au traité. Le souffle émotionnel a fini par s’épuiser et  donner lieu à  des scènes jugées «osées» par certains spectateurs agacés qui ont dû quitter la salle.

Figée, la mise en scène ne suit pas le rythme des comédiens qui, malgré une prestation adroite, a entraîné cette fiction dans un mouvement statique dénué d'inspiration.

Dix-neuf films sont en lice pour décrocher le Prix»Anab d’or», haute distinction du FAFM qui se poursuivra jusqu’au 9 décembre au Théâtre régional Azzedine Medjoubi.