M. Abdelmalek Sellal au Forum sino-africain de Johannesburg : La coopération sud-sud, un choix de développement stratégique

Publié par Boualem Branki le 05-12-2015, 17h23 | 42

Le développement économique et social des pays du sud ne peut se faire et se réaliser que dans le cadre d’un partenariat renforcé entre pays de la région. La coopération régionale, les synergies à développer entre pays du sud sont autant d’atouts pour un développement intégré, équilibré et mutuellement bénéfique.

D’autant que ce genre de stratégie de développement repose sur une coopération bilatérale et notamment politique ancrée sur de vieilles traditions d’amitié entre les peuples et gouvernants concernés.

C’est en grois le message qu’avait délivré le Premier ministre Abdelmlalek Sellal au sommet de coopération Afrique-Chine, qui se tient à Johannesburg, en Afrique du sud. Avec les changements économiques récurrents, les crises cycliques et la perte de confiance dans les économies de marché, le moment est opportun pour les pays du sud de renforcer leur coopération économique et de développer d’autres créneaux de partenariat, autant pour se prémunir mutuellement contre les crises économiques cycliques, que pour construire un modèle de partenariat durable. Hier dans la capitale économique sud-africaine, M. Sellal a rappelé que l’Algérie reste convaincue de la pertinence de la coopération sud-sud, et ses immenses potentiels.

Le gouvernement algérien, qui est engagé dans la réalisation d'un important programme présidentiel de développement pour la période 2014-2019, assure les opérateurs économiques chinois et africains "qu'ils trouveront en Algérie le soutien et les facilités qu'ils sont en droit d'attendre d'un partenaire convaincu de la pertinence du choix de la coopération Sud-Sud et des perspectives prometteuses qu'elle recèle", a-t-il expliqué aux investisseurs chinois mais également africains.

L’Algérie étant un des maillons forts de cette coopération sud-sud, et surtout entre les africains et la Chine, peut jouer ce rôle fédérateur et rassembleur pour opérer la jonction entre les deux grands ensembles économiques. Pour autant, il considère que si le développement des flux commerciaux entre l'Afrique et la Chine était un objectif inscrit au titre de leur coopération, ces deux régions se trouvent, à présent, à la lisière d'une étape qualitativement nouvelle qui permettra de vérifier que le commerce peut être un moteur pour la croissance à travers l'encouragement de l'investissement, du transfert de technologie, du partage des connaissances et du savoir-faire. Pour l’Algérie, cela appelle à des actions ordonnées de délocalisation ou de co-localisation, et elle se réjouit en fait de voir cette approche consacrée dans les projets de Déclaration et de Plan d'action de Johannesburg auxquels elle souscrit entièrement. Et, à la veille du lancement de ce Plan d'action, M. Sellal a exhorté les opérateurs économiques chinois et africains, dans les multiples secteurs d'activité, à saisir les opportunités d'affaires que leur offre le Forum. L’Algérie sera, quant à elle, autant un maillon fort de cette politique de coopération sud-sud, qu’une courroie de transmission pour la mise en place de projets de développements structurants pour tous les pays africains.

Boualem Branki