Sétif : Bras de fer entre les taxieurs et leurs homologues d’Alger

Publié par Azzedine Tiouri le 20-11-2015, 16h05 | 183

Depuis quelques jours, un bras de fer s’est instauré entre les taxieurs du collectif de Sétif et leurs homologues d’Alger. Des dizaines de propriétaires de taxis collectifs inter wilayas assurant la liaison entre Sétif et la capitale du pays ont interdit à leurs homologues algérois l’accès  de la gare routière pour déposer les voyageurs, voulant ainsi leur rendre la réciprocité de ce qu’ils avaient subi au niveau d’El Kharouba à Alger.

Toute la journée de mardi dernier, la gare routière de Sétif a vécu une paralysie, une perturbation dans le transport et le trafic entre les deux villes prenant en otage des centaines de voyageurs voulant se rendre à Alger. Ces derniers qui ont eu des difficultés auprès des taxis ont du se rabattre vers les autobus de transport de voyageurs inter wilayas où les clandestins pour rallier la capitale. Les contestataires ont exigé la présence du directeur du transport de la wilaya de Sétif afin de résoudre ce problème qui, déclarent-ils, perdure à Alger où ils sont empêché de prendre en charge des voyageurs de la gare routière d’El Kharouba de la capitale du pays vers celle des Hauts-Plateaux pour des raisons commerciales.

Pour permettre aux conducteurs de taxis d’Alger de pénétrer dans la gare routière et prendre leurs voyageurs, il a fallu l’intervention de la force publique. Pour dénouer la crise, le directeur du transport s’est déplacé sur les lieux de la contestation en présence des forces de l’ordre pour écouter les doléances des représentants des propriétaires de taxis qui lui ont fait part de la nécessité de fournir un service minimum. En réponse, il leur a promis de se pencher sur le problème de la gare routière d’El Kharouba avec son homologue de la wilaya d’Alger.

Aux dernières nouvelles jusqu’à hier, vendredi, les taxieurs de transport collectif assurant la ligne Sétif-Alger seraient toujours en arrêt de travail et menacent d’une grève illimitée si leurs doléances ne trouvent pas de solution dans l’immédiat.

Azzedine Tiouri.