La prochaine réunion de Vienne sur la Syrie doit définir la liste des groupes terroristes, a déclaré hier le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.
«Il y a deux points importants à l'ordre du jour de la prochaine réunion de Vienne, tout d'abord déterminer qui sont les groupes terroristes, ce qui est clair pour nous. Ensuite, se mettre d'accord sur la manière de poursuivre le travail», a déclaré M. Zarif, lors d'une conférence de presse avec son homologue belge Didier Reynders, en visite à Téhéran.
Dix-sept pays, dont la Russie, les Etats-Unis, la France et pour la première fois l'Iran, se sont réunis fin octobre à Vienne pour examiner les possibilités d'un règlement politique du conflit qui fait rage depuis plus de quatre ans et a fait plus de 250.000 morts en Syrie.
Une nouvelle réunion doit avoir lieu prochainement à Vienne. M. Zarif a ajouté qu'il ne savait pas encore à quel niveau l'Iran participerait à cette réunion.«Il y a deux principes pour nous. Premièrement, il appartient à la communauté internationale de lutter contre le terrorisme. Ensuite, il appartient au peuple syrien de déterminer son avenir. Nous ne pouvons qu'apporter notre aide et non décider» pour les Syriens, a-t-il ajouté.
M. Zarif a ajouté qu'il fallait empêcher les groupes terroristes de vendre du pétrole et d'avoir accès à des sources financières«En fin de compte, on doit répondre à cette question: comment les groupes terroristes, notamment l'organisation de l'Etat islamique, vendent du pétrole? Qui achète ce pétrole? Par quelles banques transitent leurs revenus pétroliers et quelles sont les banques qui gardent cet argent pour ces groupes?», s'est interrogé M. Zarif.
Il a aussi critiqué «certains pays dans la région et hors de la région qui n'ont pas encore compris le danger de l'Etat islamique et de l'extrémisme et pensent qu'ils peuvent utiliser ces groupes comme un levier».
Didier Reynders a de son côté salué «la participation de l'Iran à la recherche d'une solution en Syrie». Face «au terrorisme» et à l'afflux massif de réfugiés syriens en Europe, «nous avons (avec l'Iran) toutes les raisons de rechercher une solution politique», a ajouté le chef de la diplomatie belge pour qui «il n'y aura pas de solution militaire» en Syrie.