Troisième session du Comité mixte économique algéro-français : L’axe Alger-Paris se renforce

Publié par Walid. B le 26-10-2015, 22h03 | 61

L'axe Alger-Paris 'commence à changer de paradigme en passant d'un modèle fondé sur une logique commerciale à celui basé sur une logique de coopération, en travaillant ensemble sur les fondamentaux de la croissance, en l’occurrence la formation, la recherche, l’innovation, la coproduction et le développement local du territoire. Il s’agit d’un travail de long terme qui se fait dans la durée et dans le cadre d’une relation de confiance.

La tenue de la troisième session du Comité mixte économique algéro-français (COMEFA), hier à Paris, sanctionnée par la signature de neuf accords bilatéraux, confirme la poursuite de l'élan politique dans les relations bilatérales, insufflé par l'échange de visites au plus haut niveau entre les deux pays.

La coopération entre les deux pays, déjà assez riche, vient donc se renforcer par de nouveaux accords de partenariat qui vont renforcer encore davantage les relations algéro-françaises.

 Il faut relever à ce titre que 2015 reste l'année la plus prolifique en matière d'accords de coopération, notamment dans l'industrie automobile, avec le lancement de l'usine Renault, inauguré le 10 novembre 2014 à Oued Tlelat (Oran), après 3 ans de négociations, et le projet de création d'une usine d'assemblage de véhicules de marque Peugeot.

En septembre dernier, Abdesselam Bouchouareb avait annoncé que cinq nouveaux projets de partenariat dans le domaine industriel sont en cours de négociation entre l'Algérie et la France, considérée, côté algérien, comme un partenaire important.

La partie française qualifie ce partenariat de dynamique et ambitieux avec moins de difficultés liées aux contentieux qui se règlent.

Les responsables français ont réaffirmé, à maintes occasions, la volonté des entreprises françaises de s'installer en Algérie pour élargir le champ de coopération entre les deux pays, soulignant qu'ils veulent avoir une base algéro-française d'exportation vers le Maghreb et l'Afrique.

Par ailleurs, il faut noter que, du côté algérien, la réflexion est lancée pour la création d'une banque pour le financement des PME créées en partenariat avec des étrangers.

Cela a fait dire au ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, que la «très bonne» qualité des relations algéro-françaises et la volonté des deux chefs d'Etat est « très forte » dans la mise en œuvre d'un partenariat d'exception.

Le chef de la diplomatie algérienne a souligné avoir saisi l'opportunité de la rencontre avec le président Hollande pour aborder avec lui des questions importantes, notamment celles liées au développement des relations bilatérales qui sont d'ailleurs «très bonnes» ainsi que d'autres questions internationales relatives à la consolidation de la paix et de la sécurité de la région du Maghreb, sahélo-saharienne et du Proche-Orient.

Pour sa part, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslem Bouchouareb, a relevé que les relations algéro-françaises se distinguent par un « cachet particulier » et que le Comité mixte économique algéro-français (COMEFA) renforce au quotidien nos relations économiques et industrielles, ce qui encourage les investisseurs françaises à venir en Algérie. Ce sont des investissements qui deviennent de plus en plus importants, a-t-il estimé.

Walid. B