Tripartite : La Centrale syndicale soumettra des propositions pour la promotion de la production nationale

Publié par DK News le 12-10-2015, 22h56 | 32

Le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile, Amar Takdjout a annoncé que l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) comptait soumettre à la tripartite qui se réunira mercredi à Biskra, une série de propositions axées sur la mise en place de «mécanismes efficaces pour la promotion de la production et la réhabilitation des entreprises nationales».

Dans une déclaration à l'APS, M. Takdjout a souligné que la Centrale syndicale devrait soumettre à la tripartite (gouvernement-syndicat-patronat) une série de propositions visant notamment «à asseoir une base économique nationale solide, efficace, créatrice de richesses et permettant de rompre avec la dépendance à la rente pétrolière». Il a ajouté que «ces propositions sont notamment axées sur la mise en place de mécanismes efficaces pour encourager la relance des petites et moyennes entreprises productives et créatrices de richesses et de postes d'emploi».

«La Centrale syndicale insiste sur l'impératif de réhabiliter les entreprises nationales publiques afin de préserver les postes d'emploi, promouvoir le produit national et réduire la facture des importations», a-t-il souligné.

M. Takdjout a affirmé que la conjoncture actuelle exigeait la diversification de la base économique nationale à travers la promotion des investissements dans l'industrie manufacturière, l'agriculture et le tourisme.

S'agissant des dossiers à débattre lors de cette réunion, M. Takdjout a précisé que cette rencontre permettrait d'évaluer la mise en œuvre des décisions et recommandations adoptées lors des réunions précédentes de la tripartite.

Il s'agit également de débattre des mesures d'encouragement à l'investissement productif dans les domaines agricole et industriel ainsi que les facilités accordées aux investisseurs.

Selon M. Takdjout, cette réunion sera l'occasion d'identifier «les lacunes et les dysfonctionnements qui entravent l'opération de promotion et de réhabilitation des entreprises productives» et de débattre du nouveau projet de loi sur l'investissement et autres questions liées au foncier et aux crédits bancaires.

Il a par ailleurs précisé que le choix de Biskra pour la tenue de cette rencontre se justifie par le fait que cette ville est devenue «un pôle agricole important en passe de réaliser un véritable essor dans le domaine des industries manufacturières».

M. Takdjout a annoncé par ailleurs que cette rencontre permettra aussi au président du bureau de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui prendra part à la réunion, de s'enquérir de l'expérience algérienne en matière de dialogue social.


Tripartite de Biskra : Le déclic?

C'est ce qu'espère, au vu des avancées, ce manager du secteur public marchand de l'Etat. «Les bases sont meilleures du fait des progrès dans l'amélioration du climat des affaires, des facilitations bancaires, de l'approche de la question du foncier», mais «surtout de la stabilité sociale.»

Il «faut aller vite- le temps, c'est de l'argent!-Il y a donc un problème de gestion du temps.»  Connaisseur de l'histoire du développement depuis l'indépendance (il a reconnu que le patriotisme sinon le volontarisme des années 70 avait fait bouger la société), il met les points sur les «I»: «Nous avons des atouts, une base industrielle, des managers, des capacités de production, des compétences pour relancer la croissance.»

Il suffirait que «l'entreprise  soit la préoccupation principale de relance de l'économie. Cette tripartite doit se focaliser sur l'émergence de l'entreprise. Soyons constructif: cessons de pleurer!

Posons-nous la question: Qu'est-ce que j'apporte à la nation? Penser plus à enrichir le pays qu'à s'enrichir!»

Ce membre de l'UNEP clame haut et fort: «La clé de voûte, c'est le travail. Revenir aux fondamentaux: l'Algérien fait tout ce qu'il faut pour construire sa maison, nous devons tous faire que la maison Algérie soit notre œuvre puisque nous n'avons qu'elle pour y prospérer!»

Enfin, «laisser l'initiative, sécuriser le gestionnaire, redonner à l'économique son pouvoir», tel serait l'élément qui provoquerait le déclic.

O. L.