Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders est arrivé lundi à Beyrouth pour discuter de la crise des réfugiés à laquelle l'Europe et le Proche-Orient font face.
M. Koenders a annoncé dans une conférence de presse avec son homologue libanais, Gebrane Bassil, qu'il visiterait mardi un camp de réfugiés syriens dans la vallée de la Bekaa, à l'est du pays.
«Je voudrais saluer le fait que le Liban a joué un rôle important et montré sa responsabilité dans cette crise», a déclaré M. Koenders, ajoutant que les Pays-Bas étaient conscients que le Liban était «sous pression».
Il a également déclaré que son pays avait alloué une enveloppe de 25 millions de dollars pour les centres d'accueils au Liban.
Le Liban, avec une population de 4 millions d'habitants, compte 1,1 million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays ravagé par un conflit armé depuis quatre ans. Ces dernières semaines, des milliers de réfugiés et migrants tentent de rallier l'Europe, en traversant la Méditerranée sur des embarcations souvent surchargées.
«Maintenant que des vagues massives de migrants balaient l'Europe, nous assistons à la fermeture des frontières sur tout le continent», a déploré, pour sa part, M. Bassil.
Selon lui, le Liban a géré les difficultés engendrées par la forte présence des réfugiés malgré ses «maigres ressources».
La venue du ministre néerlandais intervient une semaine après celle du Premier ministre britannique David Cameron qui avait visité des camps de réfugiés syriens au Liban et en Jordanie, les deux principaux pays d'accueil des réfugiés avec la Turquie.