Une grotte naturelle, riche en concrétions calcaires, a été mise au jour dans la localité de Bel-Hendjir (80 km au sud de Naâma) par des employés d’une carrière d’agrégats, a annoncé mercredi à l'APS un chercheur universitaire à Naâma.
Abdessemed Dardouri a expliqué la formation des stalactites et stalagmites par la transformation de gouttelettes d’eau, s’insinuant au travers des fines fissures rocheuses, en accumulations karstiques, après une opération d’évaporation naturelle de l’eau, se condensant et prenant des formes pouvant atteindre l’épaisseur ou la longueur de 2,5 cm sur de longues années.
Il a, à ce titre, appelé à hâter le lancement des premières études pour mettre au jour d’éventuelles grottes souterraines dans la région et analyser les fontaines d’eau pour déterminer les composantes physico-chimiques de leurs sources.
Le chercheur a, dans ce cadre, mis en garde contre les différents facteurs de dégradation de la grotte, suggérant la délocalisation de la carrière limitrophe.
Des visiteurs et curieux qui se sont rendus à l’endroit en question, situé précisément au lieu-dit Sakhret El-Djir, ont affirmé que ce site caverneux, affichant une température de 13 degrés à l’intérieur, renferme de riches et colorées concrétions formant de fabuleuses formes de stalactites et de stalagmites.
Ce site, qui n’a pas encore suscité l’intérêt des responsables concernés par la préservation du patrimoine, demeure encore, en l’absence d’une intervention rapide, exposé aux facteurs de dégradation, notamment des travaux d’excavation de la carrière, ont estimé des citoyens. Soucieux de la préservation de ce lieu, à l’instar d’autres semblables dans d’autres régions du pays, ces citoyens nourrissent l’espoir de voir cet endroit bénéficier d’études géologiques à même de contribuer à sa protection des différentes formes de dégradation pour en faire une destination touristique.